Red Universe

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La plus grande saga intergalactique jamais racontée en podcast

raoulito

Des réfugiés vont découvrir les secrets enfouis sous des années d’oublis et de honte. Confrontés à des choix et des conflits sur leur modèle de société, ils avanceront vers leur but ultime, là où se concentrent leurs espoirs : la planète rouge. Chapitres entiers http://reduniverse-chapitres.podcloud.fr Chapitres spéciaux http://reduniverse-speciaux.podcloud.fr Et pour plus d’immersion, les livres illustrés http://reduniverse.fr/livres-numeriques/

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RedU T1 Ch18 Ep7

episode240.mp3

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« Bonjour Angilbe. Comment allez-vous ?

Je vais, chère Calande, je vais. C’est déjà beaucoup, merci à vous. »

Le contre-amiral ferma la porte derrière lui et s’installa dans le fauteuil de cuir, face à sa psychologue. Ce rituel devenait naturel à force de séance et les doutes et appréhensions des débuts, la suspicion même dont il faisait preuve envers la jeune femme, s’étaient évanouis, laissant place, progressivement, à un réel attachement. Aussi incroyable que cela paraisse, Poféus appréciait ces rendez-vous et encore plus cette petite femme brune, aux cheveux courts et aux tailleurs strictes et impeccables.

Calande buvait consciencieusement son thé au jasmin, un autre élément du rituel, avec la petite cuillère et le morceau de sucre unique. Elle reposa la tasse sur la table, les yeux à moitié clos, profitant de quelques secondes de répit. Puis de grands yeux à la profondeur infinie se levèrent sur le contre-amiral. Celui-ci sentit cet agréable tressaillement tant attendu remonter le long de son épine dorsale.

« Alors Angilbe, pouvons-nous reprendre là où nous en étions resté la dernière fois ?

Bien sûr. J’ai malheureusement eu quelques sautes de réalité, à nouveau, cela commence d’ailleurs à s’ébruiter. Je suis obligé de faire tourner le personnel de maison plus rapidement. Dites-moi… Calande… progressons-nous ?

Je l’ignore, Angilbe, je l’espère sincèrement. Le fait de ressortir enfin vos souvenirs profonds vous oblige à faire appel à certaines parties inhabituelles de votre mémoire, peut-être est-ce justement cela qui active vos sautes de réalité.

Vous ne vous souvenez pas de notre dernière séance ?

Pas de la fin en tout cas. Nous parlions de ma.. de Méhala.

Alors sachez que vous m’avez serré la main très fortement. Je me doutais que vous étiez dans une de ces phases de déconnexion, appelons-les comme cela.

Pardon ? Mais je… je m’excuse, je ne voulais pas…

Ne vous inquiétez pas. Ce n’était pas douloureux, presque touchant je dirais. Lorsque je me suis levé vous sembliez être revenu à la normale, apparemment en tout cas. C’est à moi de m’excuser, je n’aurais pas dû vous laisser seul dans cet état. Si cela se reproduit, je resterai    à vos cotés, le temps nécessaire.

Oui… merci… »

Le contre-amiral se serait caché sous le fauteuil, s’il l’avait pu sans se ridiculiser. Mais jusqu’où ces « déconnexions », comme on devait les appeler maintenant, allaient-elles le pousser ? Ne risquait-il pas de blesser quelqu’un, de la meurtrir elle dans une de ces crises ?

Le jeune femme posa son bloc sur l’un des accoudoirs, et, lentement, se pencha. Elle saisit la main droite du militaire, crispée contre son propre fauteuil. Doucement, elle dénoua les doigts, un à un, allant jusqu’à masser l’intérieur de la paume. Pourtant ses yeux ne quittaient pas ceux de son vis à vis, perçant ses barrières, pénétrant là où même les mentaux ne pouvaient aller.

« Angilbe, je suis ici pour vous aider. La dernière fois, nous avions parlé de vous accompagner dans les recoins de votre esprit, de partir ensemble à la recherche de ce qui vous tourmente tant. N’ayez pas peur de vous, n’ayez pas peur pour moi, vous n’êtes pas un homme méchant et cela, toutes nos séances l’ont amplement prouvé. »

 

Poféus était pétrifié. Le contact doux et chaud de ses mains, ses paroles apaisantes, hors de toute logique psychologique, cette bouche si sensuelle, cela… l’effrayait, le fascinait, l’attirait, le repoussait ! Jamais, il n’avait ressenti un tel sentiment, jamais. Sauf peut-être…

« Allez-y, Angilbe, vous êtes prêt.

Je… J’aimais tant Méhala. Je l’aimais, et une fois la surprise passée, peu m’importait qu’il fût un homme ou une femme ou quoique ce soit d’autre. C’était.. c’était fort, voilà.

Donc vous avez poursuivi votre relation, mais cette fois en assumant sa différence. Vous sentiez-vous différent vous aussi ?

Oui. Non. Je l’ignore. Peut-être l’avez-vous vécu, ou certainement qu’un de vos patient vous l’a déjà décrit. Je l’aimais pour elle, pour ce qu’elle était dans son esprit. Il n’y avait aucun désir spécialement homosexuel, juste une notion de partage, de plaisir, d’échange…

…de s’offrir…

… heu… oui c’est cela, de s’offrir. »

Petit silence entre eux. Qu’est-ce qui avait changé depuis la première séance ? Il parlait toujours de lui et de ses pensées profondes, juste avait-on repoussé les limites du superficiel.

Pourtant…

« Mais que s’est-il donc passé, ensuite ?

La sœur de Méhala, Icnal, une fille un peu plus jeune, une femme réelle, si j’ose dire, était amoureuse de moi en secret. Personne ne s’en était rendu compte, sauf peut-être Méhala, mais inutile de vous dire combien la relation entre les deux enfants de la famille n’étaient pas simple. Un jour, dans une crise de jalousie, elle décida de tout avouer au chef de la famille Poféus..

De tout avouer ?

Oui, la perversion de Méhala, mon choix pour une sexualité tordue, le..

Arrêtez, Angilbe. Ne présentez pas cela comme quelque chose d’anormal. Vous ne le saviez pas, et pour le choix de votre cœur vous avez été au-delà des a priori. Ce n’est pas tordre la réalité que de donner une preuve d’amour à celui que l’on aime.

… Merci Calande. Malheureusement, mon père, lui, homophobe convaincu, n’était pas de cet avis ouvert, voyez-vous. »

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Prod: PodShows
Réa: Raoulito
Relecture: Arthur, Kwaam
narration: Anna
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Poféus: Pof,
Calande Rorrée: Coupie
Compo: Ian, Cleptoporte
Montage: Raoulito

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COIN 2015 – Adapter une histoire à l’audio

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Le 31 Octobre 2015, à la Convention inoubliable de Lilles, s’est tenue une conférence sur « Adapter une histoire à l’audio » où on participé Silverson, Andropovitch, Adastria et le présentateur, notre Tristan.

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Une trentaine de minute où l’on décortique le parcours de chacun et les reflections à avoir sur la transposition en œuvre sonore, que ce soit technique, pratique ou des questions de droits d’auteur.
Merci à Radiosphère et à Adastria pour cette mise à disposition, et aux participants, malgré un public restreint :)

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RedU T1 Ch18 Ep6

episode239.mp3

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« Entrez. »

Le colonel Sterling-Price, commandant du transporteur n°5 survolait quelques rapports de routine sans grand intérêts lorsque l’on toqua à sa porte. Tous savaient qu’à bord de son vaisseau, il mettait un point d’honneur à répondre aux demandes de tout exodé. Du moins, celles à sa portée, et c’était le secrétaire dans l’antichambre qui faisait le tri. Globalement, tout s’était plutôt bien déroulé dans la Passe de Magellone, sinon quelques désagréables fantômes du passé ou du futur qui jouaient à effrayer les voyageurs. On venait de loin pourtant : les évènements inter-communautaires s’étant déroulés quelques mois auparavant, et ayant vu l’affrontement des bruns et des barbanes dans la cité intérieure, avaient été suivis d’un calme, et d’une retenue de tous, exemplaires. Un vrai modèle de paix sans doute pas étranger à la résolution de ce que l’on avait appelé « la révolution au chewing-gum » où plusieurs milliers de manifestants, particulièrement agressifs, s’étaient vus englués dans la mousse rose prévue contre les incendies. On avait mis plusieurs heures à les sortir, les uns après les autres, et les chefs de communautés en avait profité pour reprendre le contrôle de la situation et ramener tout le monde sagement à la maison.

Un dossier de plusieurs pages glissa brutalement sur son bureau, le tirant de sa rêverie. C’était la preuve d’un certain manque de tact ou de discipline, mais Price ne broncha pas : le nouveau venu n’était pas apprécié pour sa rigueur militaire mais pour son professionnalisme dans un domaine très particulier.

« Monsieur Edmund Tristo, rappelez-moi de vous initier un de ces jours à la notion de protocole. Asseyez-vous je vous prie. Alors, est-ce le rapport au complet ? »

Face à lui, un jeune homme boutonneux, à peine sorti de l’adolescence, prenait place dans l’épais fauteuil de cuir. Il était maigre, mal habillé de vêtements trop larges, le teint pâle tirant vers le grisâtre. Une chevelure noire, épaisse et grasse, recouvrait en partie des yeux aux pupilles étrangement élargies, entourés de larges cernes bleu nuit. Tristo était un expert incontesté en informatique, une de ces perles rares trouvées par Weston, au cœur de la population du transporteur n°5. L’ancien second du colonel était mort prématurément lors de son enquête sur une série de meurtres sauvages, celle-là même ayant déclenché les conflits inter-communautaires. C’était en mettant à jour la machine infernale responsable de tout cela qu’il y avait laissé la vie. Mais l’homme, organisé qu’il était, avait jalonné l’avenir de nombreuses pierres blanches, des idées dont il avait déjà apporté, au moins, une esquisse de solution. Et Edmund Tristo était de celles-là.

« Pas encore, M’sieur, mais c’une version préliminaire. Tout est posé et comme vous voulez que j’vous rende çà au plus vite, je m’suis dis que çà valait le coup de passer vous l’apporter.

Très bien, très bien… À vue de nez, le rapport ne contient guère plus d’une dizaine de feuilles. Est-ce à dire que tout va pour le mieux et que nous pouvons nous fier au système informatique de la flotte ? »

Car telle était l’une des ultimes suggestions de feu son second : faire une évaluation de la fiabilité du réseau interne à l’Exode, celui permettant toutes les transmissions. D’ExOne média aux censeurs multiples, des communications cryptées aux services vitaux, quelle était la confiance que l’on pouvait avoir dans ces systèmes complexes ?

« Monsieur, c’est une usine à gaz. Les protocoles sont multipliés, les systèmes fonctionnent sous des langages différents, certaines connexions sont inutilement sextuplés, et d’autres en mauvais état et uniques !

Je vois…

Non, vous ne voyez pas ! Tout la sécurité est inexistante, elle est même impossible à assurer efficacement ; j’ai réussi à accéder aux censeurs internes du Compresseur dimensionnel en me connectant à une simple prise de télévision !

…une prise de télévision ?

Oui M’sieur. J’ai même croisé des hackers qui furetaient en même temps qu’moi dans les bases de données de la milice. Ils ont pu effacer des noms, j’en suis certain. J’leur ai collé un p’tit virus alpha de ma fabrication. Ça devrait les calmer pour un moment, mais quand même quoi ?! Le… on vit sur un rafiot percé de partout, m’sieur, et on s’en rend pas compte ! »

 

Sterling-Price s’enfonça dans son fauteuil, croisant les doigts sur son abdomen un peu proéminent. Weston avait donc raison, probablement plus qu’il ne l’imaginait lui-même.

« Est-ce seulement valable pour le notre ? Ou ce problème est-il commun à tous les transporteurs ?

Je sais pas. Mais même si les autr’ vaisseaux ont prit en main certains problèmes, y’a des failles matériels qui ne peuvent être comblés sans ré-écrire les systèmes de communication inter-Exode. Donc tant qu’on peut parler à un transporteur par le système actuel, c’est qu’lui aussi, c’est un morceau de Grumental. »

On ne pouvait être plus clair. Price esquissa un début de sourire devant l’analogie à ce fromage réputé pour son odeur et ses multiples trous. Les informaticiens plaçaient des images là où il n’y avait que du code indigeste, une trace immuable de leur humanité en fin de compte.

« Parfait, Monsieur Tristo. Offrez une annexe à ce pré-rapport, et je le présenterais au Conseil des commandants qui se tiendra après notre sortie de la Passe. Si on ne peut pas remplir un océan d’un coup, alors dirigeons déjà les premiers fleuves. Chaque rivière, ensuite, aura son moment. Ne faites pas cette tête, il faudra juste vous organiser, je compte sur vous. »

Comme l’autre restait impassible, le colonel n’insista pas, comprenant que son interlocuteur n’avait pas saisit l’allusion. C’était un peu frustrant de sentir combien la différence d’âge et surtout de domaine pouvait gêner la communication.

« Remplissons le Grumental, Edmund, en commençant par les gros trous. Votre boulot est… génial ! »

L’autre se leva, souriant. Le message était passé cette fois. Pour le coup, l’expression du jeune homme démentait bien son nom de famille.

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Réa: Raoulito
Relecture: Arthur, Kwaam
narration: Coupie
Acteurs:
Tristan: Edmund tristo
Raoulito : Colonel Sterling Price
Compo: Ian, Cleptoporte
Montage: Ackim

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RedU T1 Ch18 Ep5

episode238.mp3

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« Je l’ignore. Son attitude me semble… je déteste ce mot, mais c’est justifié ici : suspect. Broto est suspect.

Je veux bien te croire, mais se balader partout, ou s’intéresser à la structure du vaisseau n’est pas anormal. Cela fait trois semaines que nous naviguons, à chacun sa manière de passer le temps. »

Les deux femmes étaient enlacées dans le lit, profitant de ces moments d’entre-deux le soir, alors que le désir était repu mais les songes encore loin. La couverture repoussée à la moitié de la couche, elles profitaient toutes deux d’un moment de calme en cette fin de journée pour se laisser aller à partager leurs pensées profondes. Et depuis quelques temps déjà, pour la princesse Azala, le marchant Broto et son fils adoptif Ismène ne menaient pas l’existence de passagers ordinaires.

Aurora laissa l’extrémité de ses doigts glisser doucement sur la peau de sa compagne. Elle connaissait les vertus de ce geste sur elle, et les premiers effets ne tardèrent pas : le souffle d’Azala se fit plus profond, ses mains se firent plus pressantes tandis qu’elle accentuait la cambrure de son corps. Bien que politicienne expérimentée, l’ancienne princesse n’en demeurait pas moins une jeune femme, avec toute son énergie vitale prête à exploser. Tendrement, Benkana lui prit les lèvres tandis qu’une main savante s’aventurait vers le pubis de sa partenaire.

Bien plus tard, alors que la nuit était avancée, Azala veillait, les yeux grands ouverts, observant le plafond métallique lisse où se reflétait parfois quelques lumières extérieures de la Passe de Magellone. À ses cotés, Aurora dormait, du sommeil détendu d’un commandant bientôt arrivé en fin d’une dure traversée.

« Nous arriverons dici quelques heures. Prenons un peu de repos et je te promet que lon soccupera plus sérieusement de ce monsieur Broto une fois sortis de la Passe, daccord ? Aller, dormons, je tombe de sommeil… » 

Lui avait-elle chuchoté avant de sombrer dans le monde des rêves. La princesse n’était malheureusement pas convaincue. Son intuition lui hurlait que toute cette histoire sentait le souffre. Le marchant Broto et son fils, avec lequel il semblait d’ailleurs entretenir une relation plus que trouble, traversaient le transporteur de fond en comble depuis plus de deux semaines. Rapidement elle avait demandé à Melba de suivre le vieil homme et de lui rapporter ses moindres faits et gestes. Et ils étaient nombreux, le duo ne tenant pas en place et demeurant inséparable. Ils s’était intéressés au Compresseur dimensionnel, au schéma électrique de plusieurs étages, avait passé quelques soirées à boire avec des soldats en permission et ils avaient même participé à deux visites hebdomadaires du centre de commandement du vaisseau. Melba, elle-même, reconnaissait l’existence d’un but caché derrière tout cela.

« Princesse, du temps de votre pè… disons avant, dans le doute on les aurait enfermé.

Merci Mel, au moins je ne suis pas folle. Mais que pourrait-on faire pour les amener à se trahir ?

Il suffit peut-être d’attendre. Maintenons la surveillance sans attirer l’attention, et nous verrons bien.

Ils sont très prudents, ce n’est pas certain que cela suffise. Une autre suggestion ? »

Une journée, alors que père et fils se « promenaient » le long des pistes du mini spatioport à la base du transporteur, les deux femmes avaient procédé à une inspection en règle de la cabine des deux curieux. En totale illégalité, bien évidement, mais la princesse voulait étayer ses soupçons. Elles avaient fait choux-blanc. Aucun matériel suspect, aucune note ou base de donnée particulière sur le vaisseau. Rien que le lieu d’habitation standard d’un vieil homme et de son fils adoptif. Quelques vêtements, une petite pharmacie d’urgence, quelques outils de bricolage simples et… deux lits, même si le plus petit était plutôt une carpette roulée sur le sol. Aucune allusion pédophile, oui Azala aurait aimé trouver au moins cela pour déclencher une enquête, mais non. Rien de rien.

Elle se tourna, lovant son corps contre le dos de sa compagne. Le nez enfoui dans sa chevelure, elle respirait l’odeur de musc dégagé par la tignasse rarement dénouée d’Aurora. La princesse était une des seules à connaitre cet aspect de la réputée et redoutée héroïne de la révolution Castiks, et quoiqu’en pensent les mauvaises langues, un véritable amour liait les deux femmes. Cela remontait immédiatement après la révolution, alors que l’on voulait surveiller de prêt la seule prétendante légitime au trône vacant de l’ancienne royauté. Le respect, né entre la geôlière et la prisonnière, s’était mué en reconnaissance, puis en amour. Devant la situation, il avait été décidé de les éloigner et ce fût leur premier vrai déchirement.

Que de chemin traversé depuis.

 

La princesse enfonça, plus profondément, son visage dans la crinière offerte. Cela l’aidait d’habitude à trouver le sommeil. Mais non, pas cette fois. Elle n’arrêtait pas de se demander ce que Broto et son fils manigançaient en ce moment même, et son intuition lui hurlait que ce n’était rien de bon.

La nuit allait être longue…

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Réa: Raoulito
Relecture: Arthur, Kwaam
narration: Tristan
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Elioza: azala
Kanon: Benkana
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Grand concours Red Universe ( Noël 2015 )

À l’occasion de la parution du chapitre Spécial n°1 « Le temps des cerises » pour Noël 2015 RED UNIVERSE LANCE DEUX GRANDS CONCOURS POUR TOUS LES AUDITEURS !

Plus d’informations ici, sur la page spéciale des concours !
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