Red Universe

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La plus grande saga intergalactique jamais racontée en podcast

raoulito

Des réfugiés vont découvrir les secrets enfouis sous des années d’oublis et de honte. Confrontés à des choix et des conflits sur leur modèle de société, ils avanceront vers leur but ultime, là où se concentrent leurs espoirs : la planète rouge. Chapitres entiers http://reduniverse-chapitres.podcloud.fr Chapitres spéciaux http://reduniverse-speciaux.podcloud.fr Et pour plus d’immersion, les livres illustrés http://reduniverse.fr/livres-numeriques/

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RedU T1 Ch18 Ep6

episode239.mp3

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« Entrez. »

Le colonel Sterling-Price, commandant du transporteur n°5 survolait quelques rapports de routine sans grand intérêts lorsque l’on toqua à sa porte. Tous savaient qu’à bord de son vaisseau, il mettait un point d’honneur à répondre aux demandes de tout exodé. Du moins, celles à sa portée, et c’était le secrétaire dans l’antichambre qui faisait le tri. Globalement, tout s’était plutôt bien déroulé dans la Passe de Magellone, sinon quelques désagréables fantômes du passé ou du futur qui jouaient à effrayer les voyageurs. On venait de loin pourtant : les évènements inter-communautaires s’étant déroulés quelques mois auparavant, et ayant vu l’affrontement des bruns et des barbanes dans la cité intérieure, avaient été suivis d’un calme, et d’une retenue de tous, exemplaires. Un vrai modèle de paix sans doute pas étranger à la résolution de ce que l’on avait appelé « la révolution au chewing-gum » où plusieurs milliers de manifestants, particulièrement agressifs, s’étaient vus englués dans la mousse rose prévue contre les incendies. On avait mis plusieurs heures à les sortir, les uns après les autres, et les chefs de communautés en avait profité pour reprendre le contrôle de la situation et ramener tout le monde sagement à la maison.

Un dossier de plusieurs pages glissa brutalement sur son bureau, le tirant de sa rêverie. C’était la preuve d’un certain manque de tact ou de discipline, mais Price ne broncha pas : le nouveau venu n’était pas apprécié pour sa rigueur militaire mais pour son professionnalisme dans un domaine très particulier.

« Monsieur Edmund Tristo, rappelez-moi de vous initier un de ces jours à la notion de protocole. Asseyez-vous je vous prie. Alors, est-ce le rapport au complet ? »

Face à lui, un jeune homme boutonneux, à peine sorti de l’adolescence, prenait place dans l’épais fauteuil de cuir. Il était maigre, mal habillé de vêtements trop larges, le teint pâle tirant vers le grisâtre. Une chevelure noire, épaisse et grasse, recouvrait en partie des yeux aux pupilles étrangement élargies, entourés de larges cernes bleu nuit. Tristo était un expert incontesté en informatique, une de ces perles rares trouvées par Weston, au cœur de la population du transporteur n°5. L’ancien second du colonel était mort prématurément lors de son enquête sur une série de meurtres sauvages, celle-là même ayant déclenché les conflits inter-communautaires. C’était en mettant à jour la machine infernale responsable de tout cela qu’il y avait laissé la vie. Mais l’homme, organisé qu’il était, avait jalonné l’avenir de nombreuses pierres blanches, des idées dont il avait déjà apporté, au moins, une esquisse de solution. Et Edmund Tristo était de celles-là.

« Pas encore, M’sieur, mais c’une version préliminaire. Tout est posé et comme vous voulez que j’vous rende çà au plus vite, je m’suis dis que çà valait le coup de passer vous l’apporter.

Très bien, très bien… À vue de nez, le rapport ne contient guère plus d’une dizaine de feuilles. Est-ce à dire que tout va pour le mieux et que nous pouvons nous fier au système informatique de la flotte ? »

Car telle était l’une des ultimes suggestions de feu son second : faire une évaluation de la fiabilité du réseau interne à l’Exode, celui permettant toutes les transmissions. D’ExOne média aux censeurs multiples, des communications cryptées aux services vitaux, quelle était la confiance que l’on pouvait avoir dans ces systèmes complexes ?

« Monsieur, c’est une usine à gaz. Les protocoles sont multipliés, les systèmes fonctionnent sous des langages différents, certaines connexions sont inutilement sextuplés, et d’autres en mauvais état et uniques !

Je vois…

Non, vous ne voyez pas ! Tout la sécurité est inexistante, elle est même impossible à assurer efficacement ; j’ai réussi à accéder aux censeurs internes du Compresseur dimensionnel en me connectant à une simple prise de télévision !

…une prise de télévision ?

Oui M’sieur. J’ai même croisé des hackers qui furetaient en même temps qu’moi dans les bases de données de la milice. Ils ont pu effacer des noms, j’en suis certain. J’leur ai collé un p’tit virus alpha de ma fabrication. Ça devrait les calmer pour un moment, mais quand même quoi ?! Le… on vit sur un rafiot percé de partout, m’sieur, et on s’en rend pas compte ! »

 

Sterling-Price s’enfonça dans son fauteuil, croisant les doigts sur son abdomen un peu proéminent. Weston avait donc raison, probablement plus qu’il ne l’imaginait lui-même.

« Est-ce seulement valable pour le notre ? Ou ce problème est-il commun à tous les transporteurs ?

Je sais pas. Mais même si les autr’ vaisseaux ont prit en main certains problèmes, y’a des failles matériels qui ne peuvent être comblés sans ré-écrire les systèmes de communication inter-Exode. Donc tant qu’on peut parler à un transporteur par le système actuel, c’est qu’lui aussi, c’est un morceau de Grumental. »

On ne pouvait être plus clair. Price esquissa un début de sourire devant l’analogie à ce fromage réputé pour son odeur et ses multiples trous. Les informaticiens plaçaient des images là où il n’y avait que du code indigeste, une trace immuable de leur humanité en fin de compte.

« Parfait, Monsieur Tristo. Offrez une annexe à ce pré-rapport, et je le présenterais au Conseil des commandants qui se tiendra après notre sortie de la Passe. Si on ne peut pas remplir un océan d’un coup, alors dirigeons déjà les premiers fleuves. Chaque rivière, ensuite, aura son moment. Ne faites pas cette tête, il faudra juste vous organiser, je compte sur vous. »

Comme l’autre restait impassible, le colonel n’insista pas, comprenant que son interlocuteur n’avait pas saisit l’allusion. C’était un peu frustrant de sentir combien la différence d’âge et surtout de domaine pouvait gêner la communication.

« Remplissons le Grumental, Edmund, en commençant par les gros trous. Votre boulot est… génial ! »

L’autre se leva, souriant. Le message était passé cette fois. Pour le coup, l’expression du jeune homme démentait bien son nom de famille.

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Prod: PodShows
Réa: Raoulito
Relecture: Arthur, Kwaam
narration: Coupie
Acteurs:
Tristan: Edmund tristo
Raoulito : Colonel Sterling Price
Compo: Ian, Cleptoporte
Montage: Ackim

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RedU T1 Ch18 Ep5

episode238.mp3

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« Je l’ignore. Son attitude me semble… je déteste ce mot, mais c’est justifié ici : suspect. Broto est suspect.

Je veux bien te croire, mais se balader partout, ou s’intéresser à la structure du vaisseau n’est pas anormal. Cela fait trois semaines que nous naviguons, à chacun sa manière de passer le temps. »

Les deux femmes étaient enlacées dans le lit, profitant de ces moments d’entre-deux le soir, alors que le désir était repu mais les songes encore loin. La couverture repoussée à la moitié de la couche, elles profitaient toutes deux d’un moment de calme en cette fin de journée pour se laisser aller à partager leurs pensées profondes. Et depuis quelques temps déjà, pour la princesse Azala, le marchant Broto et son fils adoptif Ismène ne menaient pas l’existence de passagers ordinaires.

Aurora laissa l’extrémité de ses doigts glisser doucement sur la peau de sa compagne. Elle connaissait les vertus de ce geste sur elle, et les premiers effets ne tardèrent pas : le souffle d’Azala se fit plus profond, ses mains se firent plus pressantes tandis qu’elle accentuait la cambrure de son corps. Bien que politicienne expérimentée, l’ancienne princesse n’en demeurait pas moins une jeune femme, avec toute son énergie vitale prête à exploser. Tendrement, Benkana lui prit les lèvres tandis qu’une main savante s’aventurait vers le pubis de sa partenaire.

Bien plus tard, alors que la nuit était avancée, Azala veillait, les yeux grands ouverts, observant le plafond métallique lisse où se reflétait parfois quelques lumières extérieures de la Passe de Magellone. À ses cotés, Aurora dormait, du sommeil détendu d’un commandant bientôt arrivé en fin d’une dure traversée.

« Nous arriverons dici quelques heures. Prenons un peu de repos et je te promet que lon soccupera plus sérieusement de ce monsieur Broto une fois sortis de la Passe, daccord ? Aller, dormons, je tombe de sommeil… » 

Lui avait-elle chuchoté avant de sombrer dans le monde des rêves. La princesse n’était malheureusement pas convaincue. Son intuition lui hurlait que toute cette histoire sentait le souffre. Le marchant Broto et son fils, avec lequel il semblait d’ailleurs entretenir une relation plus que trouble, traversaient le transporteur de fond en comble depuis plus de deux semaines. Rapidement elle avait demandé à Melba de suivre le vieil homme et de lui rapporter ses moindres faits et gestes. Et ils étaient nombreux, le duo ne tenant pas en place et demeurant inséparable. Ils s’était intéressés au Compresseur dimensionnel, au schéma électrique de plusieurs étages, avait passé quelques soirées à boire avec des soldats en permission et ils avaient même participé à deux visites hebdomadaires du centre de commandement du vaisseau. Melba, elle-même, reconnaissait l’existence d’un but caché derrière tout cela.

« Princesse, du temps de votre pè… disons avant, dans le doute on les aurait enfermé.

Merci Mel, au moins je ne suis pas folle. Mais que pourrait-on faire pour les amener à se trahir ?

Il suffit peut-être d’attendre. Maintenons la surveillance sans attirer l’attention, et nous verrons bien.

Ils sont très prudents, ce n’est pas certain que cela suffise. Une autre suggestion ? »

Une journée, alors que père et fils se « promenaient » le long des pistes du mini spatioport à la base du transporteur, les deux femmes avaient procédé à une inspection en règle de la cabine des deux curieux. En totale illégalité, bien évidement, mais la princesse voulait étayer ses soupçons. Elles avaient fait choux-blanc. Aucun matériel suspect, aucune note ou base de donnée particulière sur le vaisseau. Rien que le lieu d’habitation standard d’un vieil homme et de son fils adoptif. Quelques vêtements, une petite pharmacie d’urgence, quelques outils de bricolage simples et… deux lits, même si le plus petit était plutôt une carpette roulée sur le sol. Aucune allusion pédophile, oui Azala aurait aimé trouver au moins cela pour déclencher une enquête, mais non. Rien de rien.

Elle se tourna, lovant son corps contre le dos de sa compagne. Le nez enfoui dans sa chevelure, elle respirait l’odeur de musc dégagé par la tignasse rarement dénouée d’Aurora. La princesse était une des seules à connaitre cet aspect de la réputée et redoutée héroïne de la révolution Castiks, et quoiqu’en pensent les mauvaises langues, un véritable amour liait les deux femmes. Cela remontait immédiatement après la révolution, alors que l’on voulait surveiller de prêt la seule prétendante légitime au trône vacant de l’ancienne royauté. Le respect, né entre la geôlière et la prisonnière, s’était mué en reconnaissance, puis en amour. Devant la situation, il avait été décidé de les éloigner et ce fût leur premier vrai déchirement.

Que de chemin traversé depuis.

 

La princesse enfonça, plus profondément, son visage dans la crinière offerte. Cela l’aidait d’habitude à trouver le sommeil. Mais non, pas cette fois. Elle n’arrêtait pas de se demander ce que Broto et son fils manigançaient en ce moment même, et son intuition lui hurlait que ce n’était rien de bon.

La nuit allait être longue…

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narration: Tristan
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Elioza: azala
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Grand concours Red Universe ( Noël 2015 )

À l’occasion de la parution du chapitre Spécial n°1 « Le temps des cerises » pour Noël 2015 RED UNIVERSE LANCE DEUX GRANDS CONCOURS POUR TOUS LES AUDITEURS !

Plus d’informations ici, sur la page spéciale des concours !
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Attentats de Paris, Red Universe marque le deuil.

En solidarité avec les victimes des attentats sauvages perpétrés à Paris ce Vendredi 13 Novembre 2015 au soir, il n’y aura pas d’épisode diffusé cette semaine.

La haine et le fanatisme que ces jeunes ont montré face à leurs compatriotes, sur des lieux et à des moments d’une si banale réjouissance, en disent long sur ce que prônent leurs commanditaires.

Personne de l’équipe de Red Universe n’a été blessé (voire pire) dans cet attentat, malgré le fait que certains habitaient et se trouvaient tout près lors des évènements. Nous nous associons tous à la souffrance des blessés et des familles des victimes dans ce moment dramatique.

Il n’y a pas grand-chose à ajouter, concluons donc sur une vignette commise par Philippe Geluck et son héros : le Chat. Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de Red Universe… #reduniverse #prayforparis

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RedU T1 Ch18 Ep4

episode237.mp3

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« Igor. »

Sur l’astéroïde aménagé en base pirate, l’espace était un luxe. Certes, tout y était plus vaste, comparé aux coursives des vaisseaux d’attaque, mais le labyrinthe de caissons pressurisés n’était pas comparable à ce que l’on pourrait trouver sur une colonie, voire sur la fameuse MaterOne, origine de l’Humanité et du pouvoir royal. Fort de sa filiation prestigieuse, Igor avait réussi à aménager une sorte de débarras de quelques mètres carrés en bibliothèque personnelle. Il y accumulait, depuis des années, toute sorte de livres et de lecteurs digitaux… N’importe quoi qui pu contenir du texte ou des informations sur l’univers : du roman à l’encyclopédie numérique, du magazine au recueil de poèmes. Des étagères improvisées débordaient d’ouvrages, le sol lui-même était couvert de piles à lire ou à ranger. Certains de ces ouvrages présentaient des couvertures ou des pages noircies et plusieurs cartes magnétiques étaient inexploitables car en partie fondue. Qu’importait à leur nouveau propriétaire : un jour, peut-être, il arriverait à en tirer quelque information, quelque vers… 

Assis sur un tabouret et les pieds posés sur une petite pile, bilan du dernier butin, le pirate feuilletait passionnément un petit livre rouge, au titre écrit dans langue inconnue du nouvel arrivant.

« Ah, Misha, tu tombes bien. Connais-tu ce petit ouvrage ? C’est un recueil de réflexions d’un souriant dissident, sur ce que devrait être une société plus juste et égalitaire.


  • Ah ? Et ça donne de la liberté ? Ce serait bien nouveau…

  • Je n’en suis pas certain. Des règles, des droits et des devoirs, en effet. Mais déjà, ces droits, Misha ! Le droit de choisir son représentant, une transparence sur les décisions, une sorte de conseil suprême élu qui chapeauterait tout, un…

  • Igor, nous parlerons de cela plus tard : je ne suis pas venu rêver avec toi. »

Le géant se choisit une pile de livres vaguement stable et s’assit dessus, entrainant d’inquiétants craquements dans les cuirs. Son frère cachait mal une moue désapprobatrice, mais le pirate s’en moquait.


« Igor, ce marin qui voulait te tirer dans le dos, comment as-tu pu le rater ? Ce petit jeune était inexpérimenté et j’ai du mal à croire qu’il ait pu te berner, même dans le feu de l’action.



  • Cela peut arriver, tu le sais bien. »

Misha soupira, fixant la pointe de ses chaussures. Puis son regard glissa sur la collection accumulée dans le débarras. Le pirate géant n’était pas à son aise dans les discussions : pour n’importe quel sous-fifre la question aurait été réglée en quelques coups bien placés, mais il se refusait à en arriver là avec son jeune demi-frère.


« Est ce qu’on parle de la vie des pirates, dans tout çà ?



  • Quelques romans l’ont idéalisé, à la limite de la parodie, mais le plus souvent il s’agit… on dira du mauvais coté et de la peur qu’on inspire aux autres.

  • Et tu trouves cela mal, n’est-ce pas ? Tu ne crois pas que c’que nous faisons représente la justice, pas vrai ?

  • Justice ? Que nous ont donc fait ces marchants, ces plaisanciers ? Nous pourchassons et sommes pourchassés. Nous pillions, violons et brulons parce que nous ne voulons pas intégrer la société humaine.

  • Nous sommes libres ! Et on nous rejette donc, voilà la vérité. Nos ancêtres étaient nordistes, des hommes rudes aux règles de société stricte. Ils ont rejeté la loi des hommes en s’élançant dans le vide de l’espace, et ont vécu mille tourments pour survivre. À coté de cela, ces riches et gras marchants passaient sous leur nez, débordant d’une richesse dont ils refusaient de partager la moindre piécette.

Que voulais-tu qu’ils fassent ? Je suis fier d’être redouté par-delà l’espace et de faire partie des pirates, Igor ! Nous sommes du même sang, tu devrais ressentir cela dans tes tripes aussi, comme Esfir. Ce ne sont pas tes livres qui t’auraient sauvé du marin d’hier !



  • Non… Ils m’expliquent son geste, mais ne m’auraient pas sauvé. C’est vrai. »

Misha se leva brusquement, dominant son demi-frère. Contre toute attente, il lui tendit la main, un sourire se dessinant sous sa moustache.


« Alors viens, brulons toute cette bouquinerie ensemble ! Avec moi, tu prendras la place qui te revient dans la communauté des pirate. TA communauté. »


L’autre regarda la main tendu… et l’accepta. Il se releva, se retrouvant face au géant, mais il ne lui arrivait même pas au sternum.


« Misha, merci encore pour ton aide là-bas. Mais je n’abandonnerais pas mes livres. Ce marin, je l’avais laissé vivre. Sans doute aurais-je dû… le neutraliser d’une manière ou d’une autre. Mais je n’ai pas pu, voilà.



  • J’en étais persuadé ! Tu n’as pas encore la trempe d’un pirate, et ces livres te bourrent le crâne de choses dangereuses. Regarde Esfir, elle a le feu sous la peau. Elle sait entrainer les hommes et semer la terreur chez nos proies…

  • … Et tu ne devrais pas oublier qu’elle est notre sœur. Elle n’est pas pour toi.

  • Quoi ?!… Tu… Je sais que je lui plais. Ne te mêle pas de çà.


  • Mes livres ou Esfir. Chacun ses faiblesses, Misha, n’est-ce pas ? Je ne serais peut-être jamais un grand combattant, mais je suis certain que tu confonds l’amour fraternel et l’amour tout court !

Esfir n’est pas pour toi. »


La tête du géant était cramoisie de gène et de colère rentrée. Sans répondre, il sortit du débarras en claquant la porte.


 


« Colonel J.F.Hill ? »


La caméra était braquée sur lui, épiant ses moindres faits et gestes.


« Tout va bien, Madame Hacham, rien que de très commun. »


Le commandant du transporteur se saisit du rapport tendu par un des officiers du pont. Tout était en ordre et les paramètres étaient optimum. Sur les écrans du centre de commandement, des diagrammes et des schémas modélisaient la sortie de la Passe de Magellone, et les opérateurs redoublaient d’activité. On allait arriver à destination, d’ici peu.


« Colonel, pouvez-vous expliquer rapidement, à nos spectateurs candides en matière de transport spatial, les grandes lignes de fonctionnement d’un poste de commandement comme celui-ci ? »


Sous le projecteur de la caméra d’Ex-One média, J.F.Hill s’assit simplement dans son fauteuil et croisa les doigts, cherchant par où commencer…



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Prod: PodShows

Réa: Raoulito

Relecture: Arthur R, Icarion

narration: Anna

Rôles:

Anna: Foudia Hacham

Misha: Zylann

J.F.Hill: Raoulito

Compo: Ian, cleptoporte

Montage: Raoulito