Red Universe

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La plus grande saga intergalactique jamais racontée en podcast

raoulito

Des réfugiés vont découvrir les secrets enfouis sous des années d’oublis et de honte. Confrontés à des choix et des conflits sur leur modèle de société, ils avanceront vers leur but ultime, là où se concentrent leurs espoirs : la planète rouge. Chapitres entiers http://reduniverse-chapitres.podcloud.fr Chapitres spéciaux http://reduniverse-speciaux.podcloud.fr Et pour plus d’immersion, les livres illustrés http://reduniverse.fr/livres-numeriques/

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RedU T1 Ch28 Ep03

episode377.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 28 Épisode 03 : « Solitude »

Transporteur 7, bureau du commandant.

Les feux fauves et blancs d’Antares IV découpaient la silhouette de la Colonelle Aurora Benkana sur le large hublot. Elle laissait ses yeux bruns lui prodiguer autant de lumière que possible de cet éclat planétaire qui lui avait tant manqué durant leur long voyage.
Son communicateur sonna. C’était son second, le vieux nordiste Antonio Pernov.  :
Madame ? On me dit que vous m’avez fait demander. Puis-je venir à votre bureau, maintenant ?
Oui. Je vous attends.
La grande blonde à la mâchoire ferme et carrée, chef guerrière de la Révolution Castiks dont la queue de cheval était autant connue que redoutée, se replongea dans la contemplation de l’astre.
Aucune nouvelle d’Azala. La princesse était loin et inaccessible pour l’Exode. D’accord, elles avaient rompu, mais pour autant le sort de celle qui partagea sa vie si longtemps ne la laissait pas indifférente. Aurora avait déjà étudié la possibilité d’une opération de sauvetage, mais elle se heurtait à un nombre d’inconnues bien trop élevé. Pour creuser la chose, il faudrait s’en remettre à Godheim, cet avatar de l’Empereur-Dieu pourrait surement leur fournir des renseignements. Elle avait prévu de s’en ouvrir au Conseil des commandants qui allait bientôt advenir, au moins pour faire avancer son idée dans l’Exode, car ses moyens individuels étaient bien limités. Encore, devra-t-elle les convaincre de ne pas abandonner la princesse à son sort, ce qui était loin d’être gagné. Elle ne pouvait même pas apporter la preuve de la survie d’Azala.
On frappa à la porte. Aurora autorisa l’entrée et en profita pour revenir se glisser dans son fauteuil. Pour la discussion qui s’annonçait avec son second, une posture plus officielle s’avérait de mise.
Asseyez-vous, Antonio. Alors, quelles sont les nouvelles ?

Merci. Ma commandante, il y a surtout du bonheur chez tous et toutes. Même les adorateurs de l’Incomparable Trinité ont orienté leur ferveur sur la joie d’être arrivé à destination.
Aucun débordement ? Vous leur avez bien signifié que jusqu’à ce qu’on ait les premières infrastructures, toute installation sur la planète est prohibée  ?
Bien sûr, Madame. Ce fut l’une des premières recommandations que je fis diffuser. Il semble que mes hommes ont su convaincre.
Bien, bien... répondit Benkana presque distraitement. L’introduction polie touchait à sa fin, il lui fallait maintenant entrer dans le corps du sujet et le sens de la conversation lui apportait un angle d’attaque.
Alors, dites-moi : quand vous parlez de « vos hommes », s’agit-il de miliciens ou de civils acquis à votre cause... comme les Familles nordistes ?
Pernov s’autorisa une seconde de réflexion, fixant la commandante à la manière habituelle des chefs de clans. Regard neutre, léger sourire en coin et attitude détendue sans être affalée, l’important était d’abord de ne pas afficher la moindre émotion. Le petit doyen aux cheveux blancs présentait des traits émaciés sur une peau crémeuse, ainsi que de petits yeux noirs enfoncés, caractéristiques des ressortissants nordistes. L’intelligence de ce leadeur, tout comme ses tenues impeccables, en faisait une figure incontournable de sa communauté. Il reprit :
Disons que les missions attribuées à la milice de ce transporteur sont autrement plus importantes que simplement transmettre un message. Le bouche-à-oreille est un bien meilleur allié dans ce genre de cas.
Et sous quelle forme passent-ils ce... message ? Je vous demande cela, car quelques bruits de couloir parlent de menaces et de mesures de rétorsion ?
Je réfute ces ragots, madame ! réagit vivement l’autre, outré. Nous avons déjà eu cette discussion à la suite de la bataille contre les pirates, lorsque vous m’avez honoré de ce poste à vos côtés. Les Nordistes savent se montrer disciplinés et les consignes que j’ai données sont claires.
Je vois...
Elle se pencha vers un des tiroirs de son bureau spartiate, où le peu d’indispensable trouvait toujours sa place. D’une main, elle posa face à Pernov une petite carte mémoire. Il s’en saisit, demandant seulement :
Commandante, qu’est-ce donc ?
J’ai ordonné à un de mes officiers d’effectuer discrètement une enquête sur les pratiques des Nordistes. Ce rapport énumère précisément ce que l’on peut appeler des « abus de droit » où vos « amis » se sentent couverts pour toute exaction : maltraitance, intimidations, harcèlements, extorsion voire passage à tabac, la liste est longue. Il apporte des contre rendus, des expertises, des témoignages et il a même été assisté par des journalistes qui ont su frapper aux bonnes portes.
Pensez-vous que ce qui est reporté là-dedans relève aussi de ragots ?
Bien évidemment, madame ! Je réfute tout en bloc ! C’est une humiliation pour ma culture et mon peuple qui ne saurait rester impunie !
C’est bien le problème. Votre « peuple », Pernov, n’est pas unanime. Certains témoignages viennent de Nordistes eux-mêmes, reconvertis dans la religion de l’Incomparable Trinité.
Dites-moi... quand vous parlez de ne pas laisser cela « impuni », vous faites sans doute référence à une action légale devant un des tribunaux civils, bien entendu ?
Le rouge montait aux joues du second et son visage se crispa. On sentait bien qu’il n’avait pas anticipé une attaque en règle sur sa gestion du transporteur. Benkana s’enfonça dans son fauteuil, reproduisant même ce discret sourire que son vis-à-vis lui avait offert auparavant. Il lui restait encore le plus dur à annoncer, mais pour l’instant elle attendrait que son interlocuteur commette l’erreur de lui ouvrir un boulevard.
« Tu vois, Azala ? Tu auras eu gain de cause, en fin de compte. Mais non, tu as préféré t’enfuir loin et maintenant il est trop tard. » adressa-t-elle à la princesse en une pensée muette.
Benkana avait eu besoin des Nordistes : leurs caches d’armes et les liens solides les unissant représentaient un danger pour ce transporteur. Le fait qu’ils aient su lui apporter leur soutien lors de l’attaque des pirates l’avait également incité à s’en faire des alliés privilégiés. Maintenant que l’Exode était arrivé à bon port, et que la religion avait commencé à disloquer leur cohésion, il ne restait à Aurora qu’à mettre un point final à leur collaboration.
Fallait-il y aller encore avec du doigté...
Pernov se leva brusquement, une expression désormais sévère dépeinte sur son visage.
Madame, devant de telles accusations émanant de votre part, je dois en référer aux autres membres des clans. Nous déciderons si nous continuons à vous apporter notre aide offerte pourtant... de si bon cœur !
L’aide que... écoutez, Pernov, je vous propose une seconde formulation.
Nous vous remercions, vous et toute la Communauté nordiste, pour l’assistance et la motivation dont vous avez fait preuve à bord de Transporteur 7. Maintenant que nous sommes arrivés, je vous libère de cette obligation pour que vous preniez le temps nécessaire à l’installation de tous les Nordistes. Étant convenu qu’en matière de rigueur climatique, vous possédez une expérience qui nous sera cruciale.
Le chef de clan écarquilla les yeux, alors que les morceaux du puzzle s’encastraient enfin dans son esprit. Il voulut répondre, mais Aurora leva la main pour couper court à toute poursuite de la discussion.
« Je suis le commandant de Transporteur 7, le choix de mon second est une de mes prérogatives régaliennes et le respect des règles par mes subordonnés en est une autre. Disons que nous en resterons là.
Vous pouvez disposer Pernov, je vous remercie. »
L’humiliation ressentie par le chef de clan ne resterait pas sans réactions futures, mais pour l’instant Benkana voulait d’abord préparer le terrain pour les critiques qui allaient forcément advenir. Les médias, qui ne la tenaient pas dans leur cœur, allaient sortir toute sorte de bilans du voyage et la gestion de son transporteur serait passée au peigne fin.
Maeve Onawane, la commandante de Transporteur 2 et compagne actuelle d’Aurora, l’avait mise en garde. Un avertissement que même Azala n’aurait pas nié. Elle tenta de contacter Maeve, mais celle-ci n’était pas joignable lors de ses séances avec Fabio Ouli. Aurora ne put que laisser un message et se replonger dans la vision d’Antares IV, terre d’avenir pour tous les dangers.


SOUTENEZ REDUNIVERSE ! Prod: podshows, Réa: Raoulito, Relecture: iGerard,TheDelta,Pia,Coles - Acteurs : Gvillaume: narration, AnyaK: Benkana, Leto75: Pernov , Derush/montage:Guilitane, Raoulito, Musiques: VG, Ian, Cleptoporte, Pia

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RedU T1 Ch28 Ep02

episode376.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 28 Épisode 02 : « Attaches »

Elle est magnifique cette petite planète, commenta simplement le politicien Vernek Junta, commandant de Transporteur 4. Ceci étant dit, je ne suis pas un spécialiste en exoplanète, mes compétences se situent ailleurs.
J’en ai vu beaucoup des astres et des astéroïdes, lui rétorqua Choupa, la jeune chef pirate, pensive. Avec ou sans atmosphère, peuplées de colons ou simplement oubliées des hommes, elles sont toutes semblables et différentes... celle-ci est connue comme difficilement supportable. Si l’on peut respirer son air, c’est bien tout ce qu’elle a pour elle.
Le long d’un court corridor agrémenté d’un large hublot, juste derrière le centre de commandement du transporteur, Vernek et Choupa admiraient la lente rotation d’Antares IV à la lumière de sa naine rouge. Le politicien se devait d’être présent à la barre, mais il n’avait pu résister à l’envie de partager ce moment avec sa jeune prisonnière. Pas de grande taille, présentant un visage fin et un abdomen déjà trop assoupli, il était le seul des chefs de l’Exode à ne pas être militaire. C’était une victoire civile qui, pour les connaisseurs, ne devait rien au hasard. Personne n’ignorait, en effet, les connexions et les intrigues de cet homme, au point qu’il ait réussi l’exploit de mettre en avant sa propre sœur Maeve Onawane sur le pont de Transporteur 2.
L’absence d’uniforme lui permettait au moins d’amadouer ses interlocuteurs, Junta se destinait donc aux rencontres diplomatiques et autres négociations de l’Exode que ce soit avec des empires ou des corporations — dont son transporteur regorgeait. Mais son objectif était ailleurs : comme tout ambitieux, il n’envisageait absolument pas de rester un simple observateur sur Antares IV. La création, en amont du voyage, de la chaine ExOne-Média, ainsi que son alliance, aux liens relâchés, avec le Général Décembre représentait quelques briques qu’il comptait bien mettre à contribution pour la suite.
Il plongea son regard de quarantenaire dans celui de la jeune femme. En son fond intérieur, il affrontait un inexplicable sentiment de grossièreté ou de bestialité de son être face à la grâce féline de la pirate. Pourtant, lui avait toujours jonglé avec les règles, en habile architecte de sa destinée, tandis que Choupa évoquait de l'autre côté de la légalité ce même talent. À la tête d’une famille de combattants bien connus dans cet univers, elle était physiquement dangereuse et la fraicheur de sa belle jeunesse ne devait pas cacher son caractère impitoyable. Un nez encadré d’une fine mâchoire carrée et de grands yeux marron complétait un aspect juvénile que ses taches de rousseur ne démentaient pas. Ses cheveux bruns et courts pivotèrent, positionnant les deux visages face à face.
Contre toute attente, elle s’intégrait petit à petit à l’équipage. On l’attendait maintenant avec impatience aux séances d’entrainement des hommes de troupe, par exemple, ayant réussi à s’y imposer comme un quasi-maitre d’armes (et elle leur enseignait parfois des techniques nouvelles !). Ses conditions d’emprisonnement avaient évolué en parallèle, désormais en cabine plutôt qu’en geôles et suivie en permanence par deux gardes plus destinés à la protéger elle qu’à l’empêcher de se déplacer.
Même si Transporteur 4 n’avait pas eu à subir les grandes et meurtrières batailles contre les pirates, le brassage des populations avait propagé la rumeur — malheureusement exacte — de leur barbarie. Une donnée que Junta ne pouvait ignorer. Il n’aimait d’ailleurs guère que ses propres réactions soient altérées par de quelconques sentiments amicaux, spécialement envers un détenu. Pourtant, du haut de sa vingtaine d’années, Choupa l’impressionnait sur tous les points. Si son histoire, qu’ils avaient eu le temps de partager, ne semblait faite que de féroces combats de haute volée et de rapports de forces brutaux, elle savait lui offrir de trop rares conversations aussi fines qu’intelligentes.
Il lui adressa un sourire presque timide, puis se replongea dans le spectacle d’Antares :
Il faudrait que j’aille regarder les résultats transmis par l’équipe d’Arlington. Mais, de ce qu’on en avait lu avant le départ de l’Exode, le printemps ici correspond aux pires hivers sur MaterOne.
Malgré cela, ne jamais vivre dans la peur d’une fuite d’oxygène ou s’isoler du froid et non du vide, ce n’est pas négligeable. J’ai du mal à comprendre que si peu de monde se soit établi sur cette planète.
On ne s’installe pas quelque part pour y passer des vacances, Vernek, répondit-elle, le regard toujours braqué sur lui. Les grands empires sont loin, la croute rocheuse ne regorge d’aucun matériau rare, ni même de végétation et personne ne la protège réellement. Voyez, nous allons débarquer sans coup férir. Ce ne sont que quelques comptoirs avec des familles sans défense.
L’explication surprit Junta au premier abord, mais, à bien y réfléchir, il omettait une brique essentielle à ce côté de la Passe de Magellone. Ici, dans cette partie de l’espace, l’humanité n’était pas structurée et la densité de population plutôt faible. Les Nalcoēhuals tuaient impitoyablement ceux n’ayant pas intelligemment prêté allégeance à Ragnvald, en échange de son abri et de sa religion. Même les redoutables pirates, plaie universelle des voyageurs et des colons, ne vivaient pas une existence paradisiaque, loin de là. On mourrait vite et souvent brutalement, alors quel avenir attendre pour quelques cultivateurs de fermes hydroponiques n’ayant qu’un fusil et un chauffage pour protéger leur famille ?
Oui, je comprends l’idée, murmura-t-il simplement. Il se tourna à nouveau vers elle : finalement, nous pourrions être accueillis avec plus de bienveillance que nous ne l’avions imaginé au préalable. Je me trompe ?
Vous connaissez les gens, Vernek, lui répondit-elle dans un haussement d’épaules. Ils sont imprévisibles. Peut-être que certains pleureront d’être mis en lumière alors qu’ils pensaient vivre bien cachés. C’est stupide, mais c’est humain. Vous n’êtes pas comme cela, c’est une de vos qualités.
Elle posa délicatement sa main sur son torse, la laissant glisser quelques secondes jusqu’au sternum, comme absorbée par l’étude de son propre mouvement, puis soupira en la retirant soudain.
Il est l’heure d’y aller, Vernek. J’ai un entrainement bientôt avec une unité de commando et vous avez... elle engloba ce que l’on voyait d’Antares par le large hublot, de quoi vous occuper !
Oui, reconnut-il, le devoir nous appelle tous deux. Je... je pense que nous allons donc partir d’ici. Bonne journée ?
Bonne... dites-moi Vernek, je vous ai déjà parlé de ce jeu de cartes apprécié chez les pirates ? J’ai découvert qu’il plaisait énormément à bord, au point que je reçois des visites de la Cité intérieure pour donner des conseils. Voulez-vous que... je vous... l’enseigne ?
D’abord surpris par la proposition, le politicien ne sut quoi répondre, sinon un simple :
O... oui ? Ce soir, chez moi ?
Chez vous ? La cabine du commandant ? C’est original, j’y serais avec plaisir ! Alors, à ce soir, Vernek !
Et Vernek Junta suivit du regard la jolie silhouette s’éloigner de lui, toute guillerette, pour rejoindre ses deux anges gardiens qui attendaient discrètement dans un coin du corridor. Il avait des choses à faire, mais avait complètement oublié de quoi il s’agissait.


SOUTENEZ REDUNIVERSE ! Prod: podshows, Réa: Raoulito, Relecture: iGerard,TheDelta,Pia,Coles - Acteurs : Coupie: narration, Arthur: Junta, Istria: Choupa , Derush/montage:iGerard, Numa, Musiques: VG, Ian, Cleptoporte, Pia

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RedU T1 Ch28 Ep01

episode375.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 28 Épisode 01 : « Destination »

C’est au-dessus de la couche atmosphérique, à l’orée de la mince pellicule bleue donnant toute sa valeur à la planète, que plusieurs petits flashs de lumière vinrent briser l’imperturbable calme spatial.
Depuis la passerelle de commandement, le Colonel Momumba Arlington, à la tête des trois croiseurs légers de l’Exode, retint difficilement son émotion. Les systèmes balayaient automatiquement la zone, à la recherche du moindre signe avant-coureur d’un piège nalcoēhual, pirate ou autre. Les ennemis rencontrés durant ce long voyage étaient innombrables et seuls les dieux savaient s’ils ne les attendaient pas également ici... sur leur lieu de destination. Momumba accentua son appui sur la rambarde, comme s’il pensait traverser la baie vitrée. Son inquiétude justifiée ne devait pas gâcher le spectacle unique dont lui et les membres des trois croiseurs étaient les premiers à profiter.
Antares IV, petite planète blanche à la si précieuse atmosphère, orbitait paresseusement autour de son étoile, une naine rouge, aux confins de la galaxie. Le lointain astre pourpre imprimait son fin liseré écarlate sur le pourtour exposé à sa lumière. Il y prodiguait peu de bienfaits, mais suffisamment pour éveiller à la vie les micro-organismes indispensables à la production d’oxygène. Le colonel aurait aimé se perdre bien plus longtemps dans la vision qui s’offrait à lui, destination fantasmée de millions de femmes et d’hommes, mais sa responsabilité se trouvait ailleurs. Il se redressa et lança ses ordres :
« Séparez la formation, que les croiseurs couvrent ta totalité des hémisphères en éclaireur. Je veux une seconde série de balayages longue distance et surveillez attentivement toute activité multidimensionnelle !
Allez, les enfants, on a vingt minutes avant de faire venir les autres et ils doivent sérieusement s’impatienter. On doit leur garantir que ce n’est pas une nouvelle chaussetrappe. »
Durant le quart d’heure qui suivit, les appareils de l’Exode sautèrent en Transition plusieurs fois, allant jusqu’à inspecter quelques météorites qui passaient à proximité. Les radars dirigés vers la surface découvrirent rapidement plusieurs comptoirs commerçants autour de l’équateur, guère plus grands que des hameaux, qui vivaient chichement d’une économie de survie dans ce décor peu luxuriant. Momumba consulta les rapports des machines insensibles, couplées aux senseurs en tous genres, dont le vaisseau était bardé.
Sa vie passée d’officier supérieur dans l’armée royale, puis de chef militaire de la révolution Castiks et enfin d’homme politique dans l’après-royauté l’avait préparé à ce genre d’évènement. Après tout, conduire des civils à bon port faisait partie de la mission des soldats. Mais du haut de ses quarante années, cet officier à la peau noire, à l’intelligence aigüe et au sourire ravageur n’avait jamais cédé ni au cynisme ni à la facilité du profit. Il s’était toujours battu pour la liberté et le bien-être de tous, quitte à prendre les armes en dernier recours. Des centres de transmission secrets aux jungles tropicaliennes, puis aux déserts brulants du Texos, il avait refusé de mépriser ses adversaires, voyant dans l’existence de tous une chance de vivre ensemble. Et la finalité de cet idéal se trouvait peut-être enfin devant lui.
Il se replongea dans les résultats des analyses.
La vie à la surface correspondait aux critères relevés par les missions militaires vieilles de plusieurs dizaines d’années.
« Oxygène à vingt-deux pour cent, Azote, quelques gaz rares... la composition de l’atmosphère nécessitera un suivi scientifique pour notre adaptation. Germes communs, luminosité faible, mais puissamment réfractée par la glace et la neige... lunettes obligatoires, donc. Végétation type toundra dans les parties les plus exposées, peu de couverture nuageuse et température de... »
Il leva les yeux sur l’hémisphère nord d’Antares, laissant ses bras se reposer sur la rambarde. Dans un soupir, il répéta les derniers mots inscrits sur le rapport préliminaire :
« Moins dix-sept degrés... en été, pouvant descendre à moins cent-douze en hiver près des pôles...
Nos jungles tropicales nous manqueront, John. »
De sa poche avant, il sortit une balle de mitrailleuse lourde, non tirée. L’homme qui la lui avait remise des années auparavant était devenu un de ses meilleurs amis, mais il n’avait pu terminer ce voyage dont il avait pourtant été l’un des instigateurs. Dans un hochement de tête, Momumba se répondit à lui-même à la manière de feu J.F.Hill :
« Si la vie était simple, vaudrait-elle la peine d’être vécue ? ».
Les rapports fusaient, détaillant les lieux, les rares habitations et surtout l’absence de la moindre trace d’ennemi. Il avait déjà dépassé la durée prévue pour son groupe d’éclaireurs, l’heure était venue d’ouvrir la porte aux autres :
« Envoyez le signal codé. Messieurs, l’Exode est arrivé à bon port. » conclut-il en rangeant précautionneusement la cartouche.
Quelques minutes plus tard, une nouvelle série de flashs illumina le firmament et cette fois-ci leur taille était toute différente. Les six transporteurs géants survivants de l’Exode apparaissaient en périphérie d’Antares IV, marquant ainsi une étape inédite dans la destinée humaine : une installation massive de colons sur une seconde planète à l’atmosphère respirable.
Le premier appel qui lui parvint fut celui du Capitaine Carrillo, son second :
Monsieur, doit-on vous envoyer une navette ? demanda la voix grésillant dans le hautparleur.
Je ne suis parti que depuis une heure, Carrillo. Je vous manque déjà ? Cela dit, je vous comprends : j’améliore virilité et fertilité... sans compter que les champs produisent plus de blé en ma présence.
Hé, hé, hé. Non-Monsieur, ce n’était pas dans ce sens-là. Votre bonne humeur préjuge-t-elle de bonnes nouvelles ?
Pour les amateurs de sculpture sur glace, sans doute ! Allez, mon ami, envoyez-moi votre navette. De toute façon, je vais rejoindre Décembre pour la suite. Où en sont les préparatifs du débarquement ?
Tout le monde empaquète ses affaires, la première vague d’ingénieurs et terrassiers sera prête au départ dans la prochaine heure. Si j’ai bien compris, un groupe d’experts reçoit en ce moment vos premières analyses pour choisir plusieurs lieux d’installation ?
En effet, la procédure est ainsi prévue. C’est d’ailleurs l’équipe du général qui est chargée de prendre contact avec les autochtones, d’où ma présence là-bas pour éviter qu’il ne déclenche accidentellement une nouvelle guerre. J’espère que les rumeurs de notre arrivée sont parvenues aux oreilles de ces braves gens, sinon ils doivent être dans un état proche de la panique.
En effet, Monsieur. La navette quitte en ce moment Transporteur 3. Ah oui, j’oubliais : je vous informe de la demande du grand Pope qui veut... enfin qui désirerait des représentants de l’Incomparable Trinité à bord des premiers appareils.
Je vois. Dites-lui que l’anus d’une maman Godzilla-tortue reste serré même après l’accouchement, répondit Momumba, cachant difficilement sa crispation.
Je vous demande pardon ?
Signifiez-lui que c’est impossible pour des raisons techniques et essayez de le rassurer pour la suite. Et nos « dieux », que font-ils ?
J’ai eu le médecin en chef de l’hôpital. La rumeur était fondée : Adénor Kerichi est enceinte, Phil Goud et elle sont toujours sur place. Quant à l’avatar de Godheim, il n’est pas sorti de sa cabine pour l’instant et Fabio Ouli est à bord de Transporteur 4 chez la Lieutenante-colonelle Onawane.
Aucune poursuite nalcoēhuale n’a été observée en revanche, l’Exode semble les désintéresser. Je devine que vous alliez le demander.
Vous lisez mes pensées, Carrillo. Je ne sais pas si l’on doit se réjouir de ce calme plat ou s’en inquiéter. Ils ont perdu énormément d’appareils lors de notre dernier accrochage et je doute qu’ils en restent là, sauf — peut-être — à être occupé ailleurs. Aucune nouvelle d’Azala ?
Non, Monsieur. L’ambassadrice n’a donné aucun signe de vie.
Arlington garda quelques secondes le silence. Tous partageaient les inquiétudes, teintées de fatalisme, sur le devenir de l’ancienne princesse de MaterOne, volontaire pour une mission de paix entre les deux civilisations. On se demandait plutôt à voix basse si sa fin avait été rapide.
Il reprit :
Bien. Je vois la navette sur les radars d’approche. Tenez-moi informé sur notre canal, sinon je devrais revenir d’ici quelques heures à bord.
Bien Monsieur, à vos ordres. Transporteur 3, terminé, conclut Carillo en coupant la communication.
Profitant des ultimes minutes nécessaires à l’accostage, le colonel s’autorisa quelques secondes pour admirer leur destination. La vie y serait dure, très certainement, mais ils y étaient préparés. Par contre, l’idéal de liberté et de justice qui avait supporté toutes les volontés jusqu’à maintenant allait se confronter à une réalité bien moins attrayante. La guerre, les luttes de pouvoir, les croyances et les influences de toutes sortes se mettaient déjà en branle dans l’ombre pour définir l’avenir de la civilisation humaine. Les prochaines semaines seraient cruciales pour tout le monde.
Il transmit le commandement à l’officier de pont et s’en fut dans le corridor...


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Anniversaire RedUniverse !

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Le 9e et avant-dernier anniversaire de Red Universe !

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C’est maintenant !

Bonne année 2019 à tous avec vos séries préférées !

bougies

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RedU T1 Ch27 Ep15

episode374.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 27 Épisode 15 : « Hibernation »

« Mais que lui est-il arrivé ? Brutes ! »
Deux groupes de soldats étaient venus chercher la Princesse Azala et Melba pour les emmener vers leur destinée. Mais cette dernière n’eut pas le droit au même traitement courtois que la princesse, on ferma d’ailleurs la porte après que celle-ci fût sortie, laissant la femme Brune seule avec les geôliers.
Azala pestait, ne pouvant pas grand-chose pour aider son amie. Elle offrit à ses gardes une expression profondément antipathique, mais les Nalcoēhuals restèrent stoïques, comprenaient-ils au moins le sens des moues d’un visage humain ? À bien y réfléchir, Azala en doutait.
Lorsqu’on rouvrit quelques minutes plus tard, une civière emportait Melba dont la nuque, les chevilles et les avant-bras étaient entravés par des carcans métalliques noirs où clignotaient de petites diodes. À chaque impulsion lumineuse, son amie d’enfance, sa Lakedaímōn, se mettait à trembler, à gémir, comme si on l’électrisait. Azala voulut se précipiter, mais ses propres gardes l’en empêchèrent, lui tirant fermement les menottes pour la garder auprès d’eux.
« Pourquoi lui faites-vous cela ! cria-t-elle de colère. Je ne bougerais pas d’ici si vous ne.. » une onde psychique lui vrilla le cerveau, suffisamment pour qu’elle renonce à parler plusieurs secondes. Ses geôliers en profitèrent pour la forcer à avancer. Elle les suivit donc, incapable d’autre chose que de mettre un pas devant l’autre et d'apercevoir du coin de l’œil les petites diodes s’allumer et s’éteindre.
Ils prirent deux transports internes de la cité, spécialement réquisitionnés pour l’occasion, et descendirent de nombreuses marches aux proportions peu agréables pour les longues jambes humaines, car conçues pour une race différente. La gigantesque mégapole de l’espace qu’était Ti’ltchiti, réservait à ses condamnés un interminable chemin de croix jusqu’au lieu de leur exécution et on subodorait que ce n’était pas un hasard. La dernière porte automatique s’ouvrit sur une petite pièce où trônait un bureau, quelques armoires de rangement et d’une série d’appareils de surveillance : nous nous trouvions probablement dans l’antichambre de la prison d’hibernation. Deux officiers, si Azala en jugeait par les symboles affichés, ainsi que deux autres soldats en uniformes se trouvaient là, les regardant entrer sans grand étonnement, leur arrivée était bien sûr prévue et attendue par le personnel de l’établissement.
Partaient de cet endroit, sept sas scellés qu’Azala supposa être les accès aux salles froides. Même en étant optimiste, si les Nalcoēhuals congelaient ne serait-ce qu’une dizaine de condamnés chaque année, cela devait représenter un nombre important après plusieurs décennies, les sept espaces seraient-ils déjà plein ?
Azala jeta un œil inquiet à Melba. Durant le chemin, leurs geôliers avaient fini par arrêter les impulsions, après avoir survolé quelques résultats affichés sur la civière. L’activité physique ou psychique de la Lakedaímōn devait leur sembler suffisamment faible pour ne plus risquer de causer des ennuis. Les avait-elle attaqués ou, à la suite de sa démonstration de force au Parlement nalcoēhual, avaient-ils préféré prendre les devants ? Azala compara sommairement les gardes de Melba aux siens : ils n’étaient pas le même nombre et mêmes les carrures différaient. Son amie Brune leur faisait peur, c'était une évidence.
Un préposé, visiblement plus jeune que les autres, s’approcha de la quatrième porte et posa son front contre une sorte de mousse fixée au mur, à hauteur idéale. Simultanément, un soldat à l’opposé de la pièce tourna sa clé, sous la vigilance de deux gradés restés au bureau et de quelques-uns des nouveaux arrivants. La porte numéro quatre s’ouvrit sur une brume de froid mordant, marquée par d’épais cristaux en formation vers l’intérieur de l’encadrement. Des rangées de diodes s’allumèrent sur le sol, délimitant un chemin visiblement préconçu, tandis que de grandes plaques éclairantes flottaient à quelque distance du plafond. Tout le groupe s’ébranla, Azala en tête suivie de ses gardes et de la civière. La voie des petits points lumineux zigzagua plusieurs minutes entre de grosses structures d’environ deux mètres de haut alignant de nombreuses entrées de caissons en longueur et en hauteur. Azala surprit les panneaux volants à les suivre, illuminant leur zone depuis leur position ; le froid était vif et incommodant, surtout pour des vêtements conçus pour des lieux hermétiques et tempérés comme les stations et villes spatiales. Au détour d’un angle entre plusieurs blocs, le chemin se fondit aux pieds de deux sas ouverts d’où étaient extraites des tables à la surface visiblement duveteuse.
Sans un mot, deux de ses gardes soulevèrent le corps de Melba, sonnée ou pire, et l’allongèrent. La princesse eut juste le temps d’apercevoir la cage thoracique de la jeune femme monter et s’abaisser une fois avant que leur guide ne procède au scellement du caisson.
« À bientôt, mon amie. Puissions-nous nous retrouver identiques dans plusieurs siècles, » murmura-t-elle plus à elle-même que dans l’espoir d’être entendue de celle qui l’avait toujours protégée.
Déjà, le soldat lui faisait signe de s’étendre à son tour. Elle le toisa simplement d’un :
« Demandez-vous souvent à des princesses de sang royal de s’allonger devant vous ? Êtes-vous médecin et votre système d’hibernation fonctionne-t-il vraiment sur des humains ? Vous n’en avez jamais croisé, me semble-t-il  ! »
L’autre resta quelques secondes interdit, puis il se tourna vers un des gardes. Ils échangèrent visiblement quelques mots en télépathie, cela se voyait à leurs expressions semblables à celles que tiendraient deux personnes conversant. Ce fut bien un sourire que lui tendit le soldat en revenant vers elle, démontrant au passage que ses geôliers comprenaient son langage d’une manière ou d’une autre. Le visage avenant, il l’invita donc de nouveau à s’allonger, mais cette fois toute seule, car il s’orientait vers le sas à sa droite. Après avoir pressé quelques touches sur la surface, celui-ci s’ouvrit en libérant sa table sur laquelle était allongée... une femme d’une indéniable humanité ! Le soldat promena son bras au-dessus de sa voisine de chambrée involontaire, tel un chef d’orchestre dirigeant son monde. Oui, ils maitrisaient également la pratique avec des humains.
De toute façon, faire trainer en longueur ces derniers moments ne rimait à rien et Azala s’étendit à son tour, tandis que les sas contigus terminaient de se refermer sur leurs précieux contenus. Comment cela allait-il se passer ? Devrait-on l’endormir avec du gaz ou lui injecter quelque substance ? Doucement, la table retourna à son emplacement d’origine dans le caisson et celui-ci fut scellé de l’extérieur. Aucune lumière n'en tapissait l’intérieur, rien que l’obscurité agrémentée d’un relent d’ozone qui picotait les narines.
« Dites, on ne fait pas, non plus, patienter une princesse, vous savez ? Alors, allez au plus vite  ! » ironisa-t-elle dans le noir.
Le silence et les ténèbres se disputaient dans son esprit à celui qui lui rendait la situation la plus insupportable. Ses jambes n’avaient heureusement pas besoin d’être pliées dans ce caveau sur mesure et l’espèce de matière duveteuse sur laquelle elle était allongée prenait doucement sa forme. Probablement la maintiendrait-elle dans une position adéquate sur toute la longue période qui l’attendait. Que devenait Melba ? Le processus avait-il déjà commencé pour elle ? Ils ne lui avaient pas enlevé ses entraves, on ne pouvait qu’espérer une adaptation identique pour l’édredon qui lui servirait de couche durant les prochains siècles.
Condamnées à être congelées, puis rejugées par les générations futures. On pouvait décemment se demander quel esprit tourmenté avait estimé que ce genre de sentence représentait une bonne justice et une égalité idéale des droits ? Avait-on déjà ressorti quelqu’un après des années de sommeil imposé ? Dans quel état se retrouvait-il ? En cas de fourmis dans un bras, comme cela peut arriver au cours d’une nuit, devrait-on amputer le membre, plusieurs siècles plus tard  ?
Et si, et si...
Mais finalement ce qui inquiétait le plus la princesse, c’était surtout le devenir de son ami Melba et, plus largement, celui de l’Exode. Elle avait fait de son mieux pour tenter de rapprocher les Nalcoēhuals de sa cause, mais ce fut en vain. Le destin tragique de la Parlementaire Ci’chi, pourtant respectée parmi les siens montrait à quel point cette république avait décidé d’aller jusqu’au bout. Et cela incluait certainement de pourchasser sans pitié tous les humains dans cette région de l’univers.
Soudain, le sas à ses pieds s’ouvrit et la table qui lui servait de lit fut extraite de sa cavité. Azala mit plusieurs secondes à y voir clair, trop éblouie par la lumière des plaques flottantes toutes concentrées au-dessus de sa position.
Que se passe-t-il ? tenta-t-elle le temps que ses yeux s’adaptent.
Nous avons besoin de votre collaboration, répondit simplement le traducteur de la Parlementaire Loxa qui se tenait devant elle.
Azala glissa doucement sur le côté de la planche et se laissa tomber au sol. Derrière elle, le soldat responsable du lieu la retint au cas où elle souffrirait un vertige.
Où est Melba, demanda la princesse face au caisson fermé de son amie ?
Elle ne nous sera pas utile dans l’immédiat. Nous estimons que vous saurez nous aider et nous vous récompenserons pour cela. Elle restera au chaud ici, le temps nécessaire.
Je vois...
Elle se laissa soudain glisser, surprenant celui qui tentait de la soutenir. Dans le même mouvement, elle attrapa son paralyseur et se le plaqua sous le menton tout en s’asseyant par terre.
Je parie qu’un tir à cette distance me grillerait le cerveau, ai-je tort  ?
Personne ne réagissait, visiblement ils ne s’attendaient pas à cela. La princesse sourit en comprenant qu’elle avait touché juste, mais des échanges télépathiques fusaient entre ses geôliers, c’était évident.
Après plusieurs longues secondes d’hésitation, Loxa tenta de dialoguer :
Votre vie serait gâchée pour rien et nous réveillerions votre amie pour le même résultat.
Melba ? Si je meurs, je vous conseille de ne JAMAIS la décongeler. Nous avons grandi ensemble, vous pensez réellement qu’elle serait compréhensive ?
Nouvelle période de silence. Le conciliabule psychique se poursuivait, alors que les regards de Loxa et Azala s’affrontaient, jaugeant la volonté de chacune d’aller jusqu’au bout.
Finalement, la Parlementaire Nalcoēhuale soupira : LA
Que voulez-vous ?
Sortez Melba d’ici et qu’elle m’accompagne. Je n’ai confiance qu’en elle et certainement pas en vous. Une fois ensemble, nous vous suivrons sans résister.
Les deux femmes se mesurèrent une dernière seconde les yeux dans les yeux, puis Loxa tourna des talons, lâchant simplement  :
« Qu’il en soit ainsi. Je vous retrouverais plus tard dans la journée. Gardes, accédez à sa demande et qu’il ne lui arrive rien ou vous en répondriez. »
On entendait encore ses pas résonner au loin, quand le caisson de Melba fut ouvert, au grand soulagement de la princesse.

FIN DU CHAPITRE 27


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