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La plus grande saga intergalactique jamais racontée en podcast

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Des réfugiés vont découvrir les secrets enfouis sous des années d’oublis et de honte. Confrontés à des choix et des conflits sur leur modèle de société, ils avanceront vers leur but ultime, là où se concentrent leurs espoirs : la planète rouge. Chapitres entiers http://reduniverse-chapitres.podcloud.fr Chapitres spéciaux http://reduniverse-speciaux.podcloud.fr Et pour plus d’immersion, les livres illustrés http://reduniverse.fr/livres-numeriques/

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RedU T1 Ch27 Ep14

episode373.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 27 Épisode 14 : « Traces »

La voix de Laurelian monta alors dans sa tête.
Gouverneur, vous m’entendez ?
Parfaitement, Amiral. La réception est d’ailleurs plus fluide que dans ma précédente chimère, intéressant...
Vous avez les images ?
Oui, cela rappelle d’ailleurs ce que l’on peut voir de nos hublots.
QuartMac ferma à nouveau les yeux et fut immédiatement immergé dans une vision à trois-cent-soixante degrés de la scène. Les drones avait été réparti sur plusieurs endroits, un dernier restant loin en arrière pour centraliser les données et les transmettre au croiseur amiral.
Quel carnage... ne put-il s’empêcher de penser. À première vue, les dégâts se comparaient facilement à ceux que venait de subir la flotte ennemie dans leur attaque des Mentaux. Sauf que cette fois, les chasseurs représentaient une large part des pertes. Mais de combien de vaisseaux disposait donc cette force militaire que les Mentaux affrontaient ?
Nouveau point de vue depuis l’une des carcasses éventrées. Un coup violent avait coupé en deux l’appareil.
Quelque chose a littéralement tranché cet engin, quelque chose de fin et de puissant, précisa Laurelian qui apparut à ses côtés. Ici, c’est une sorte de soute à munitions, elle a explosé dès qu’elle a été touchée, ça a aggravé l’attaque pour ceux à proximité.
Expliquez ?
Une vue plus en hauteur de cette carcasse prit la place de la précédente, agrémentée de flèches et détails techniques se surimprimant sur les zones vides, comme dans un projecteur holographique. Laurelian développa :
Regardez les dommages de ces vaisseaux là et là. Ils ont été poussés les uns contre les autres. On imagine facilement un peloton de croiseurs ennemis violemment attaqué par leur centre et s’entrechoquant dans le souffle des explosions.
Comment savoir ce qui les a frappés ?
Par l’analyse des données que l’on pourrait obtenir par-ci par-là. Ou alors... par un interrogatoire psychique.
Vous pensez capturer un extraterrestre ? Ceux à plusieurs doigts ? Laurelian, vous m’impressionnez ! Et comment réussiriez-vous ce miracle ?
Ce n’est pas un miracle, monsieur, répondit simplement l’autre. Les drones ont facilement happé plusieurs corps ennemis congelés. Il y en a partout qui flottent, c’est probablement une des missions des troupes présentes ici que de les récupérer, ainsi que tout ce qui pourrait être utile.
Finalement, nous n’agissons pas différemment.

Quelques heures plus tard, l’amirale et le professeur assistaient personnellement à l’autopsie de cinq cadavres de pilotes nalcoēhuals. Plusieurs Mentaux se trouvaient assis dans la pièce, alignés le long du mur avec leurs têtes coiffées de casques psychiques amplificateurs. Dans un premier temps, l’étude de ces corps à la peau noire appartenant à une autre race aux proportions dissemblables, aux six doigts, au goitre hypertrophié et à l’allure falote ne représenteraient pas le premier objectif. On allait décongeler les cerveaux par rayonnement de microonde, cela devrait permettre d’offrir une seconde de fonctionnement normal avant l’extinction finale. Les agents sélectionnés avaient tous déjà été en contact avec des pilotes ennemis durant la bataille et connaissaient donc un peu cette psyché non humaine. De la même manière qu’il avait pu suivre les images des drones, QuartMac fut emporté dans l’esprit des Mentaux, partageant leurs visions...

Première expérience.
Le cerveau était trop endommagé pour autoriser la moindre lecture.

Seconde expérience.
La décongélation par microonde se révéla trop brutale. C’était une mauvaise appréhension de la température interne qui déclencha la fureur de QuartMac devant une erreur aussi grossière.

Troisième expérience.
Plusieurs sensations percèrent ainsi que trois visuels dont deux se révélèrent flous et incomplets. Malheureusement, l’unique lisible ne représentait qu’un cockpit en flamme.

Quatrième expérience.
Un transporteur ! Sans aucune hésitation, tous reconnurent l’étrave avant. Le mort devant eux avait donc attaqué au moins un transporteur de l’Exode   ! Un terrible sentiment d’inquiétude traversa alors la pièce. C’était ces mêmes transporteurs que la Flotte mentale allait devoir anéantir et il semblerait que d’autres s’y soient déjà cassé les dents.

Cinquième et dernière expérience.
Deux images apparurent, elles provenaient de deux instants éloignés de quelques secondes à peine, alors que le pilote longeait la zone de combat. On voyait distinctement des tirs se fracasser sur une muraille invisible, comme un bouclier, mais pas aussi précis. Certaines rafales allaient plus loin, d’autres moins.
Laurelian proposa une explication :
Les exodés semblent avoir développé un système défensif à distance. C’est une technologie que même nos ennemis n’ont pas..
mhmm... confirma distraitement QuartMac, visiblement intrigué par autre chose. Approchons-nous de ce petit point, voulez-vous ? Qu’est ce que c’est ?
Ça, c’est un aileron. Je dirais un appareil, guère plus grand qu’une corvette. Vous avez raison, il est positionné presque au centre par rapport à tous ces tirs.
Regardez ici, montra le professeur en pointant un endroit de l’image un peu éloigné : un autre engin identique et encore un là-bas... comme s’ils étaient en formation et que celui-ci avait pour tache de les protéger.
Laurelian se concentra et fit défiler les deux projections mentales pour donner une meilleure idée des distances et des positionnements. Le résultat en fut assez spectaculaire. Elle résuma :
Donc, nous avons plusieurs corvettes en cercle et l’une au-dessus émet une force quelconque qui repousse les tirs ennemis.
Ce n’est pas un bouclier comme vous semblez le penser, amiral, déclara soudain QuartMac dans un grand sourire. C’est... c’est LUI ! Mais quelle puissance, c’est magnifique ! Ses... pouvoirs se sont développés à un point proprement fantastique !
C’est bon, sortez-moi d’ici, j’ai ce que je voulais savoir.

La salle d’opération réapparut et le professeur ne s’y attarda pas, lançant simplement à Laurelian en traversant la sortie :
« Je veux un rapport anthropomorphique complet sur nos nouveaux amis dès que possible et une impression holo de toutes les images ! »
Il tâchait de dissimuler sa jubilation, même si face à des Mentaux cela relevait surtout de la figure de style. Une fois dans son bureau, il alluma sa console et navigua sans sa bibliothèque d’archives. Celle qu’il cherchait précisément se trouvait à un peu moins d’une dizaine d’années dans le passé, un enregistrement qu’il fit défiler pour confirmer son intuition. Dans un décor désertique, Un jeune homme blond installé allègrement sur un char qui servait de cible d’exercice, repoussait plusieurs salves de roquettes, n’en laissant aucune approcher dans un rayon inférieur à une vingtaine de mètre. Les similitudes entre cette scène et les images arrachées à l’esprit de l’extraterrestre étaient saisissantes, le professeur n’avait plus aucun doute. Il laissa éclater un grand rire  :
« FABIO, MON FILS, TU ES VIVANT ! »


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RedU T1 Ch27 Ep13

episode372.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 27 Épisode 13 : « Plaies »

Le communicateur sur le bureau du Professeur QuartMac n’eut pas le temps de finir sa première sonnerie qu’il fut activé.
Allez-y, Laurelian.
Je viens d’envoyer des éclaireurs dans toutes les directions afin de confirmer que la bataille était bien terminée. D’un point de vue stratégique, je pense pouvoir affirmer que oui.
... les dégâts ?
La liste est longue. Nous avons perdu une vingtaine de vaisseaux et leurs équipages, a peu prêt le double de chasseurs et une trentaine de croiseurs sont endommagés. Parmi ceux-là, nous allons en saborder quatre, vu leur état, la récupération du matériel sensible est déjà en cours.
Quant à nos ennemis, leurs pertes sont plus lourdes, mais ils étaient les attaquants. On décompte trente-deux carcasses et plusieurs rapports indiquent que de nombreux appareils sévèrement abimés ont quand même réussi à sauter en Transition.
En ce qui concerne nos blessés, les infirmeries sont...
Je me moque des blessés, Amiral. Qu’on les soigne au mieux, mais la priorité est ailleurs ! Le canon Mental, alors ?
Nous l’avons utilisé trois fois lors de la dernière attaque. À chaque tir, le succès était complet, nos ennemis ne comprenaient pas ou n’arrivaient pas à l’éviter.
Mais il n’est pas dénué d’inconvénients et si j’étais à leur place, je surveillerais les arrières de nos défenses. Le temps de chauffe est énorme comparé à leur vitesse de mouvements, sans même parler des microTransitions dont ils sont capables. Lorsqu’un de nos canons est en préparation, il devient une proie facile pour ceux maitrisant aussi finement les sauts dimentionnels.
QuartMac se mura dans le silence quelques instants, ressassant rapidement toutes les informations de Laurelian. Ce canon Mental, déployé dans la flotte sur plusieurs appareils, nécessitait effectivement beaucoup de temps et d’énergie pour être opérationnel, ce qui représentait un lourd handicap en pleine bataille. Comme prévu, il avait aidé à creuser la différence en leur faveur, sauf que cet avantage disparaitrait s’ils devaient l’utiliser dans une attaque-surprise par exemple. Laurelian venait d’ailleurs de rappeler que leurs ennemis sauraient probablement s’y adapter en devenant plus attentifs et plus mobiles. Il lui demanda de produire un rapport précis avec le bilan final et des propositions d’amélioration, puis coupa la communication.
Se laissant aller en arrière contre le dossier de son fauteuil, le professeur s’autorisa à fermer les yeux quelques minutes. Cinquante appareils détruits ou endommagés, contre un nombre équivalent en face, ce n’était pas ce que l’on pouvait nommer « une victoire », au mieux s’agissait-il d’un statuquo. Peut-être qu’un thé l’aiderait à y voir plus clair ?
Il se leva et s’approcha de sa bouilloire qu’il s’empressa de remplir. Un simple robinet d’eau chaude lui fournirait un service semblable, mais il n’en goutait absolument pas le résultat. La température n’était pas assez élevée pour enclencher les réactions moléculaires adéquates dans les plantes immergées, de plus il fallait impérativement rebouillir quelques secondes le tout, une fois le breuvage mélangé avec le sucre et le thé. Cela, bien sûr, seule sa bouilloire le permettait.
Un reflet incongru traversa fugitivement la pièce. Derrière le hublot, un croiseur en remorquait un autre vers le centre arrière, là où l’on regroupait les appareils nécessitant des réparations. Il songea qu’il serait d’ailleurs intéressant de rejoindre les équipes se dirigeant en ce moment vers les carcasses ennemies : leur étude allait certainement s’avérer très utile, surtout la composition de cet étrange matériau dans lequel ils étaient construits.
Il versait le mélange thé plus eau chaude dans la bouilloire pour terminer la préparation, lorsque la sonnerie de son communicateur retentit. Il décrocha et la voix de Laurelian résonna à nouveau dans la pièce :
Gouverneur, deux des vaisseaux éclaireurs ont confirmé avoir découvert un véritable cimetière de l’espace à deux heures de transition d’ici. Ils n’ont guère eu l’occasion de creuser plus, car plusieurs appareils ennemis patrouillent encore là-bas et ils se sont vite fait repérer.
Une embuscade ?
Non, monsieur, c’est clairement quelque chose qui ne nous était pas destiné, nous sommes simplement tombés dessus au hasard de nos recherches. Les restes rappellent sans aucun doute le design de nos assaillants. En ce moment, on prépare l’envoi de plusieurs drones pour en savoir plus.
Dès que les images arrivent, branchez-moi sur le réseau télépathique des amplificateurs et montrez-les-moi. Encore une fois, je demande un silence total sur le sujet. Pas un mot en dehors du minimum de personnel nécessaire, rien avant que l’on ne sache sur quoi on est tombé.
Suis-je clair ?
L’amirale confirma et rompit la communication.
QuartMac reprit sa préparation du thé, laissant l’eau atteindre le bon degré d’ébullition puis lançant le chronomètre. Un décompte de trois minutes s’enclencha…
Un « cimetière » spatial de nos ennemis ? Qu’est ce que cela pouvait signifier ? Une guerre civile, peut-être... ou existaient-ils également d’autres races combattantes dans les parages ?
Un tintement le sortit de ses réflexions et il désinséra la bouilloire de son étui, versant le liquide à une certaine hauteur de son verre pour améliorer le mélange avec l’air. L’oxygène contenu dans l’eau exhalait le gout et l’ébullition en avait évaporé une partie, il fallait donc produire cette sorte de petite écume pour redonner au thé ses molécules perdues. Se saisissant de l’anse, il ramena le breuvage fumant à son fauteuil, juste à temps pour accueillir la communication psychique de Laurelian.


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RedU T1 Ch27 Ep12

episode371.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 27 Épisode 12 : « Chilico en guerre »

Planète Cuitliē, centre administratif du système de Chilico.

La raffinerie principale OLMEK1 était une des quatre usines transformant le minerai brut en matériau de fabrication des vaisseaux spatiaux nalcoēhuals. Pour des raisons de bombardement météorique quotidien, l’unique cité de Cuitliē se retrouvait profondément enfouie dans le manteau de la planète et OLMEK1 suivait la même règle. Située plus au sud, autour de l’équateur, elle ne laissait surgir à la surface que le minimum nécessaire, dont une piste se terminant par un monte-charge géant.
Ce fut celui-ci qui vola en éclat lorsque les Libérateurs de Chilico pénétrèrent dans le complexe. Les charges ouvrirent une brèche par laquelle une vingtaine de rebelles se jetèrent bardés de suspenseurs antigravité et de grenades psychoéblouissantes. Le second sas en profondeur subit le même outrage, dépressurisant le hangar primaire, ce qui asphyxia immédiatement les gardes ou ouvriers pas assez réactifs.
Xopilat’l se laissa glisser lentement au travers du monte-charge extérieur, paralyseurs en mode létal dans chaque main et scaphandre bien ajusté. Derrière lui, Telma’k son fidèle second, lui aussi armé, mais emportant le pad qui les liait aux commandos en tête de l’attaque. Il termina les derniers mètres accroché aux barreaux incurvés de l’échelle de secours. Ce n’est qu’une fois les pieds foulant le sol de l’usine qu’il balaya du regard les premières victimes de sa guerre de libération, murmurant à leur encontre une prière muette.
Demande à quelques partisans de les aligner et de les recouvrir de quelque chose. Quand les miliciens vont arriver, je ne veux pas qu’ils pensent à nous comme à des barbares.
Je donne les ordres, répondit simplement Telma’k qui se retourna vers deux rebelles en arrière.
D’un mouvement du bras, il engloba la scène et les deux Nalcoēhuals se mirent à l’ouvrage en récupérant plusieurs bâches entassées dans un réduit d’entretien.
La raffinerie OLMEK1 s’étendait sur de nombreux kilomètres de galeries, couloirs et autres salles de travail, mais finalement seules deux parties importaient : les fours de craquage et le central de coordination des systèmes. C’est vers ce dernier que se dirigea le président en activité de la République cachée de Chilico. Les casques des deux hommes avaient été retirés une fois entrés en zone pressurisée, mais leur progression n’en était pas plus rapide. Si le chemin avait déjà été sécurisé et balisé par la première section des commandos, Xopilat’l restait extrêmement prudent dans cette raffinerie connue pour être sous haute surveillance. Il considérait chaque croisement comme un redoutable piège, roulant en boule pour pointer ses paralyseurs dans le vide, écoutant le silence à la recherche du moindre bruit. Dans la plupart des cas, ce fut en vain : entre les corridors condamnés par explosifs ou ceux aux sas soudés, chaque zone potentiellement à risque avait préalablement été assurée. Sauf une : une grille de support de câbles où s’était glissé un garde plus malin que les autres. Il tomba sur le président dès que celui-ci fut à sa portée et le frappa à répétition aussi violemment que possible avec sa matraque dans l’espoir de lui faire lâcher ses paralyseurs. Mais l’ancien mineur avait la cuirasse robuste : une fois la surprise passée, il para le dernier coup du milicien et lui expédia en plein torse un de ses coups de poings qui l’avait rendu célèbre dans sa jeunesse. L’autre fut projeté deux mètres en arrière, le souffle coupé. Il n’eut jamais l’occasion de le retrouver : un couteau lui transperça le cœur par derrière, œuvre de Telma’k qui attendait le bon moment pour intervenir, tapi dans l’ombre.
Xopilat’l remercia son ami d’un hochement de tête silencieux, mais il ne put retenir un grognement de douleur : ses os n’étaient plus aussi solides qu’auparavant et son avant-bras avait visiblement souffert. Son second le balaya d’un petit scannographe et confirma :
Fracture en deux points. Il ne vous a pas raté, dites donc.
Je tiendrais le temps nécessaire... on mettra une attelle, une fois arrivés.
Laissez-moi passer devant, ajouta l’autre en échangeant son couteau contre les paralyseurs du président. Nous ne sommes plus très loin.
Une décille plus tard, ils pénétrèrent sans encombre dans le central, découvrant avec inquiétude plusieurs cadavres de gardes et de techniciens qui avaient eu l’idée saugrenue de résister. Xopilat’l jeta un œil mauvais à ses commandos trop zélés, mais il se retint de leur faire la morale : entre l’oppression de l’occupant et le stress de l’attaque, ces nerfs de ces Nalcoēhuals étaient à fleur de peau. Comme les miliciens d’ailleurs, la « rencontre malheureuse » du corridor en étant un exemple flagrant. Tandis que Telma’k offrait un semblant de sépulture à ceux tombés, on regroupa les opérateurs au centre de la pièce.
Certains tremblèrent quand le président s’approcha d’eux, d’autres le toisèrent. Xopilat’l soutint tous les regards, cherchant à lire l’histoire de chacun sur les visages plus ou moins tournés vers lui. On avait ici des natifs de Chilico — peu, les envahisseurs de Ti'ltchiti ne leur faisant pas confiance — et beaucoup d’ouvriers nalcoēhuals gagnant leur vie dans un des métiers les mieux rémunérés de la zone de Khabit : producteur de minerais détaché sur Chilico. Évidemment, cela n’était pas valable pour les habitants de Chilico qui demeuraient, eux, sous-payés. Leur destinée à tous se retrouvait maintenant entre ses mains et les fusils-paralyseurs des commandos. Xopilat’l les rassura immédiatement, le sang ayant déjà bien trop coulé :

« Nous ne sommes pas venus tuer, ni les gardes, ni les travailleurs que vous êtes. Retournez à vos fonctions habituelles et n’essayez pas de vous opposer à nous, tout sera très vite terminé. Vous avez la parole du Président de la République cachée de Chilico que vous ressortirez tous libres et en vie d’ici quelques heures. Allez-y, maintenant. »
Et, sous l’insistance des commandos les entourant, tous repartirent à leur poste, une expression interrogatrice dépeinte sur leur visage.
Moins de cinq décilles s’écoulèrent avant que les visualiseurs ne montrent les soldats en scapahandre de l’armée régulière investir simultanément plusieurs entrées d’OLMEK1. Une demande de contact psychique fut transmise par l’amplificateur secondaire de la salle et Xopilat’l y répondit posément.
Je suis No’ork Kelm’tek, gouverneur de Cuitliē et membre du directoire de Chilico. Je veux parler avec un responsable.
Xopilat’l Aktar, Président de la République cachée de Chilico, je suis la plus haute autorité ici. Bien le bonjour, Gouverneur. Je vous propose de nous rencontrer dans le hangar de secours, venez avec quelques gardes si cela vous rassure, je serais seul de mon côté. Nous pourrons discuter, disons dans... deux déciles ?
Le présid... heu, oui. Soyez à l’heure !
La communication psychique disparue et Telma’k croisa le regard de son chef. Tous deux connaissaient le plan et échangèrent une poignée de main avant que Xopilat’l se s’éloigne par une petite porte de côté, accompagné d’un des commandos.
Le chemin pour le hangar secondaire se révéla plus rapide que celui depuis le principal, pour la simple raison qu’il était plus court et jamais fréquenté. Le rebelle protégeant Xopilat’l l’abandonna à quelques mètres du dernier sas, saluant son président une ultime fois alors que celui-ci ouvrait le panneau.
Au milieu du dock, quatre Nalcoēhuals armés jusqu’aux dents entouraient un fonctionnaire joufflu, plutôt tassé sur lui-même, au goitre disproportionné. Ses petits yeux aux larges iris complétaient, chez celui qui se présenta comme le gouverneur, l’allure d’un bébé Zlabot. Le président connaissait bien sûr cet envoyé spécial de Ti’ltchiti qui avait comme mission principale de maintenir la paix dans l’unique région productrice de « pierre qui chante ». De trop nombreux amis croupissaient dans les geôles à cause de sa politique répressive.
Président Xopilat’l... murmura le gouverneur. C’était donc vous. Et dire que nous vous avions sous les yeux depuis le début.
Vos services ne pourront jamais nous faire plier et nos secrets vous seront toujours inaccessibles, Gouverneur Kelm’tek.
J’en doute. Mais revenons au présent. Rendez-vous et je m’engage à ce qu’il n’y ait pas de victimes chez les rebelles. Vous passerez en jugement, bien entendu, mais seule la prison leur sera réservée.
Xopilat’l ne put cacher un ricanement, puis ajouta :
Entre la mort et vos geôles, nous préférons souvent la mort. J’ai une autre proposition, annonça-t-il simplement en ouvrant sa main droite devant le groupe face à lui.
Au creux de sa paume, une sphère de quelques centimètres encadrait un point rouge pulsant lentement d’une lumière inquiétante. Immédiatement, les soldats accompagnant le gouverneur levèrent leurs armes, tandis que celui-ci reculait de plusieurs pas, une expression de terreur se dépeignant sur son visage. Xopilat’l poursuivit calmement :
Je meurs, tout explose, j’appuie, tout explose. Un groupe de partisans a placé des charges à la sortie des fours de craquage. Vous connaissez le processus, qu’arriverait-il si le minerai liquide brulant entrait au contact de l’air ou pire, au contact d’un conduit de minerai brut ?
... une réaction en chaine, grogna le gouverneur.
Exactement. Voici ma proposition : vous laissez partir tous les rebelles dans une navette qui va apparaitre d’ici une petite décille et je me rendrais à vous sans combattre. Bien sûr, vous récupèrerez la raffinerie entière sans une rayure... autre que celles déjà présentes.
Vous voulez vous livrer ? s’étonna Kelm’tek, dubitatif.
Absolument. Alors ?

Lorsque le modeste appareil sans matricule sortit de Transition à proximité de l’entrée du hangar secondaire, personne ne l’arrêta ou ne tenta de l’obliger à se poser. Il put traverser les lignes des forces de sécurité, prendre à son bord une vingtaine de Nalcoēhuals armés et repartir comme il était venu.
Xopilat’l reçu les premiers coups dès que le gouverneur le laissa seul, sans son scaphandre, sous la surveillance des quatre soldats qui l’avait accompagné. Il avait heureusement dissimulé son attelle sous plusieurs couches de vêtements. Cette fracture aurait agi comme un aimant pour la hargne de ses geôliers.


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RedU T1 Ch27 Ep11

episode370.mp3

Red Universe Tome 1 Chapitre 27 Épisode 11 : « Piège (5) »

Plusieurs tremblements secouèrent le grand immeuble au fond duquel se terrait le cœur des Triades souriantes, la tête bien mal nommée « Le triangle » en référence à la période passée où trois anciens dirigeaient la tentaculaire organisation.
Stuffy patientait, assis en tailleur sur un épais tapis au centre de la pièce où son prédécesseur avait rencontré Ralato. Tout autour de lui, des hommes aux visages fermés campaient, les doigts bien serrés sur leurs mitrailleuses. Quelques étages au-dessus, Ralato et des troupes de choc des Forces mentales avançaient inexorablement jusqu’à lui, malgré les pièges, les défenses ou les gardes armés lourdement. Eussent-ils reçu des renforts d’hypothétiques soldats supplémentaires que la vitesse de cette progression laissait Stuffy dubitatif. C’était bien trop rapide.
Le chef des Triades n’était pas stupide au point de croire en ses chances de résister longtemps. Dès que le croiseur était réapparu dans le ciel de TB01, il avait compris que son grand rêve de Conquête souriante du pouvoir était sérieusement compromis.
Nouveaux tremblements, plus proches... quelques bruits de tirs percèrent au travers des parois et de l’imposante porte.
Que s’était-il donc passé là-bas, dans la chaussetrappe destinée à supprimer son dangereux ancien ami ? Le trou noir ne s’était peut-être pas déclenché ? Stuffy-Quartmac avait-il failli en quelque point du programme ? Un imprévu ? Une chose demeurait certaine : la navette souriante posée à l’intérieur du croiseur avait bien fait exploser sa charge d’antimatière, un signal codé leur était parvenu en multitransmission. Alors par quel miracle ce même croiseur pouvait-il orbiter tranquillement ? Sans nouvelles de son prédécesseur, la nouvelle chimère de Stuffy avait choisi l’attaque dès qu’un détachement s’était élancé vers la planète.
Il soupira silencieusement, supportant l’attente dans une attitude toute Souriante. Ce modèle de clone était cette fois identique à l’agent original, avant que son corps ne soit détruit par l’arrivée de Fabio dans la base Mutualiste des Appalaches. Sans en avoir poussé les capacités dans ses retranchements, les différences avec la version fatiguée de QuartMac ne se comptaient plus.
Plusieurs crépitements, on approchait du dernier couloir menant à cette salle.
Stuffy se releva, dégainant ses deux révolvers et, surtout, il sortit son sabre traditionnel du fourreau sculpté et le pointa vers les épais battants de l’entrée. Les nombreux fidèles autour de lui reçurent parfaitement le signal, armèrent le chien de leurs mitrailleuses et se précipitèrent à l’extérieur ; telle la garde royale des Lakedaímōns (et sans doute d’autres corps d’élite avant eux) ils allaient offrir leur vie pour défendre celle de leur chef.
« Bonne chance, messieurs, tâchez de tenir quelques minutes au moins... »
murmura simplement Stuffy alors que le dernier combattant claquait la porte derrière lui. Du bout du pied, il écarta un pan du tapis et appuya sur le contacteur dissimulé dans le sol. Un escalier s’enfonçant vers les profondeurs de Kyuang apparut et il s’empressa de l’emprunter. Ce ne seraient pas les multiples blindages qui se fermèrent derrière lui qui ralentiraient longtemps Ralato et ses hommes, mais chaque petit instant de gagné lui permettrait de s’échapper. Malgré le moment plutôt dramatique, il ne put s’empêcher d’apprécier son nouveau corps. Svelte, musclé, chaque foulée lui faisait dévaler les marches par groupe de quatre, sans essoufflement particulier, tandis que ses yeux portaient si loin qu’il aperçut la sortie plusieurs minutes avant de l’atteindre. L’empreinte palmaire de cette chimère avait heureusement été rapidement encodée dans les systèmes centralisés des Triades, autorisant à Stuffy l’ouverture de tout ce qui appartenait plus ou moins à l’organisation et à ses obligés. Il pénétra dans un sas qui se pressurisa à la suite de son passage. Un second sas apparut alors devant lui, offrant au regard du visiteur une série d’épais fauteuils scellés et rangés en cercle, dans une petite pièce de quelques mètres de diamètre. Au milieu des sièges, un discret promontoire présentait quelques commandes que Stuffy s’empressa d’activer. Il s’installa dans un des fauteuils et agrafa sa ceinture, pendant qu’un compte à rebours rapide s’égrenait en chiffres holographiques au-dessus de sa tête. Le décrochage fut violent et suivi de l’accélération digne d’un avion de chasse tandis que la capsule de secours — réservée aux cadres supérieurs de l’organisation — s’enfonçait vers le centre de la géante gazeuse.
Vu de MaterOne, TB01 ne représentait qu’un corps céleste aux réserves quasi inépuisables de Lithium. Partant de là, les rochers, cités/usines ou raffineries flottantes n’étaient que des ilots naviguant au gré de l’humeur des marées de gaz liquéfié.
Quelle vision étriquée de la réalité !
Sous le manteau interne, à près de dix-mille kilomètres de la surface, se trouvait le cœur bien solide de la planète, un noyau fait de pierre et de métal dans lequel des générations de Souriants avaient aménagé une base spatiodimensionnelle. L’Armée royale avait expérimenté cette technologie il y avait quelques siècles, mais, ayant l’univers connu sans fin à disposition, le projet de « base Transitionnelle » (tel qu’on le nommait alors) avait été abandonné. L’idée, et quelques savants à l’origine des recherches, avaient été récupérés par les Triades et poursuivis. Une sphère de cinquante kilomètres de diamètre avait été percée dans le noyau, au centre de laquelle un vaisseau modeste, mais équipé des Compresseurs dimensionnels les plus récents, patientait, le réservoir plein. Comme il était impossible de suivre un appareil en Transition, sauf à y avoir installé un système de localisation multispatial, l’armée pourrait bien mettre sous embargo toute la planète si cela lui chantait, Stuffy naviguerait déjà loin.
La décélération fut aussi brutale de l’accélération initiale, rappelant à Stuffy ses séances de pilotage à bord des puissants simulateurs. Qu’à cela ne tienne, son nouveau corps résista sans grandes difficultés et les verrous de freinage fumaient encore qu’il bondissait vers la sortie. Quelques mètres plus tard, le poste de contrôle de la petite station s’alluma automatiquement et Stuffy programma son vol. Un dernier escalier adjacent donnait sur l’ouverture extérieure du croiseur léger qui serait son lieu de vie pour... une période indéterminée.
« Ordinateur, active la séquence de Transition. Départ immédiat. » 
commanda-t-il dès ses premiers pas à l’intérieur de l’engin.
Plusieurs lumières clignotèrent, confirmant que les ordres avaient bien été pris en compte. Stuffy inspira, écoutant le silence qui s’effaçait doucement derrière les ronronnements profonds du Compresseur, puis s’affala dans un des fauteuils du salon principal en fermant les paupières, la tête reposée en arrière. Le tout automatique présentait bien des avantages...
« Question de point de vue » fit la voix de Ralato.
Étonnamment, Stuffy ne fut pas plus stupéfait que cela. Il se surprit même à rire avant de regarder enfin son vis à vis. Le ministre Ralato se tenait devant lui, installé confortablement, une tasse de thé fumante en main. Il souffla doucement dessus pour refroidir le breuvage, puis poursuivit :
Stuffy-Quartmac m’avait fait gouter à ce merveilleux thé au Jasmin et je dois bien t’avouer en être tombé amoureux. Il reste encore de l’eau chaude, je pense, si tu es intéressé...
Ralato, Ralato, Ralato... je... je ne sais que dire. Bravo. Simplement bravo ! Comment es-tu arrivé là ? Et que fait-on, maintenant ?
Première question : ça me regarde, seconde question : tu vas être jugé et exécuté pour trahison et, bien sûr, je prendrais personnellement la tête des Triades en tant que ton successeur. Mhmm... ce thé !

Donc j’avais raison depuis le début. Tu en es finalement venu à supprimer toute opposition ? Fini le grand cinéma avec les méchants Mutualistes, les Souriants bien sages et le gouvernement qui travaille ? Tu veux le pouvoir pour toi tout seul ?
Qu’entends-tu par là ? demanda Ralato, un rien surpris.
Je suis l’ultime Stuffy vivant dans l’univers connu, tous les autres sont morts (au cas où tu l’ignorerais, tu es maintenant au courant). La crise économique a terrassé presque tous les acteurs extérieurs ou anciennes fortunes et les coffres des banques Souriantes offriront de quoi modeler une société à l’image de celui ou ceux qui le désireront. Poféus est en train de perdre totalement la raison et...
Il leva le doigt, montrant le plafond :
Tu as même le dernier croiseur de la Flotte mentale à disposition. Après moi, tu deviendras le seul maitre à bord... pour toute l’humanité !
Ralato ne répondit pas. Il se contenta de finir d’un trait sa tasse et la reposa... au travers de la petite tablette sur le côté. Stuffy comprit d’un coup :
Tu n’es PAS ici !
Bien sûr que non, pourquoi donc ? Je suis dans ta tête en ce moment et ce thé, je le déguste depuis ta cuisine personnelle, la pièce à droite après les tentures de ta salle de réunion aux quatre dieux.
Ce ne sont pas de simples dieux et tu ne peux atteindre mon esprit à cette distance. Mes barrières sont levées en plus et je ne... Aaaaargh ! hurla soudain Stuffy, en se prenant le crâne entre les mains.
Figure-toi que je ne t’ai pas quitté une seconde depuis ton attaque au missile contre ma navette, précisa Ralato, une expression plus dure malgré les souffrances de son ancien ami. Si tu savais combien nous étions loin de connaitre tous les raffinements de notre pouvoir, avec nos dogmes aux œillères bien fermées par une éducation trop rigoureuse. Je comprends mieux Fabio, maintenant... que je vois notre monde comme lui.
Stuffy, les larmes aux yeux et les jambes repliées sous son siège leva sur Ralato un regard de pierre :
C... c’est impos... possible ! Tu... n’es... pas... F...FABIO !
Certes, je suis Ralato, répondit l’autre simplement en se relevant. Mais j’ai hérité de ses pouvoirs et je t’informe de plusieurs choses. Un, les dernières chimères de QuartMac augmentent la puissance psychique, je le sens bien à travers toi et, deux, je vais te laisser partir.
La douleur dans le crâne de Stuffy s’effaça tout aussi brusquement qu’elle était arrivée. Celui-ci se redressa, dubitatif : quel plan le ministre avait-il en tête ? Ralato poursuivit.
Est-ce que tu te rends compte que je retiens ton Compresseur dimensionnel depuis le début de notre discussion ? C’est proprement hallucinant tout ce qu’il m’est permis de faire, je t’assure !
Ce fut un plaisir. Adieu, toi qui fut mon ami. Tu sais, la bouille enfarinée qui me regarde en ce moment me manquera.
Tu... tu me laisses partir, alors ?
Bien sûr, je viens de te le dire, insista Ralato, un rien agacé que son ancien ami doute ainsi de lui. Ha oui, pour ta dernière remarque. Je ne cherche en rien le pouvoir, mais j’ai eu récemment une sorte de... on dira « prédiction ». Quelque chose arrive qui va nécessiter une vraie rigueur du côté de notre humanité. Et si je dois, pour la combattre, mettre au pas tout le monde vivant...
Comme effacé par une brise légère, l’image du ministre se volatilisa, laissant juste l’écho de sa voix terminer la phrase en suspens :
« ... je le ferais. »
Le ronronnement du Compresseur monta alors brusquement et Stuffy sentit le passage de son vaisseau en Transition. Il ne comprenait pas pourquoi Ralato le laissait partir. Ni même comment il avait réussi à l’atteindre, malgré la distance, voire à... retenir le moteur dimensionnel ? Les pouvoirs de Fabio, disait-il ?
Il eut soudain une intuition. D’un bon, il se précipita au poste de pilotage. Les systèmes automatiques indiquaient une arrivée imminente, bien plus rapide que le voyage programmé par Stuffy. Lorsque son petit croiseur réapparut dans l’univers normal, les doutes devinrent certitude.
Face à Stuffy, l’immense trou noir, créé quelques heures plus tôt, écrasait de sa majesté un malström de météorites et de débris en tous genres dans lequel son appareil fut vite emporté. Juste avant d’être broyé entre deux astéroïdes géants, Stuffy rit une dernière fois à gorge déployée, puisse cela atteindre les oreilles de son ancien ami.

Sur TB01, le ministre sortit de la cuisine et lança à ses hommes le signal du départ. Tout en remontant à la surface de la cité, il murmura entre ses dents  :
« Oui. Je t’ai entendu, Stuffy. »


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